Onze chercheurs liés à l’Arabie saoudite ou à la compagnie pétrolière nationale Aramco participent à la préparation d’un prochain rapport du GIEC, selon une enquête menée par plusieurs médias européens. Ils figurent parmi les auteurs du groupe de travail consacré à l’atténuation du changement climatique.
L’enquête et les réactions recueillies mettent en cause des situations de conflits d’intérêts. Certaines personnes sont employées par Aramco, tandis que d’autres sont rattachées à des institutions ou à des entreprises saoudiennes. La question porte donc sur la composition du processus d’expertise et sur l’indépendance perçue de ses participants.
Le chercheur Wim Carton estime que les scientifiques du GIEC ne devraient pas défendre les intérêts d’une industrie ou d’un pays. Cette controverse ne permet pas, à elle seule, de conclure sur le contenu du futur rapport : elle concerne les affiliations des auteurs et les règles de gouvernance de l’expertise.