Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes après des plaintes de femmes filmées dans la rue sans leur consentement avec des lunettes connectées. Les investigations portent sur des atteintes à l’intimité de la vie privée et, dans certains cas, sur une agression sexuelle lorsque les images s’accompagnent de gestes non consentis.
Les séquences seraient ensuite publiées sur les réseaux sociaux, notamment TikTok. L’association e-Enfance, qui gère le 3018, décrit un scénario récurrent : un créateur aborde une jeune femme, la filme discrètement, cherche à provoquer une réaction ou à la mettre mal à l’aise, puis diffuse la vidéo. Certaines victimes ont subi des moqueries, des insultes misogynes et des menaces de mort. L’association indique avoir reçu une trentaine de signalements.
Le parquet vise notamment la diffusion en ligne de l’image ou des paroles d’une personne sans son consentement, un délit passible de deux ans de prison et de 45 000 euros d’amende. Le 3018 a obtenu le retrait de plusieurs vidéos auprès de TikTok, mais certaines ont été remises en ligne. La section cybercriminalité du parquet a aussi testé ces lunettes pour examiner d’autres usages délictueux, comme la captation de codes liés à un portefeuille de cryptomonnaies.