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UKRAINE ET NATIONS UNIES

À l’ONU, Lavrov refuse une pause alors que les frappes continuent en Ukraine

La rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky a relancé l’idée d’un cessez-le-feu limité aux infrastructures énergétiques et à la mer Noire. Mais Sergueï Lavrov a déclaré que Moscou ne ferait « pas de pause », tandis que de nouvelles frappes ont touché Kiev et d’autres infrastructures ukrainiennes.

148 sources · 56 médias · 6 min

La séquence diplomatique ouverte à New York n’a pas interrompu les combats. Après une rencontre qualifiée de « positive et productive » par Volodymyr Zelensky, Donald Trump et le président ukrainien ont évoqué des mesures de désescalade et l’objectif d’une fin de la guerre avant l’hiver. Kiev s’est dite prête à cesser ses frappes contre les installations énergétiques russes si Moscou en faisait autant. L’idée d’un moratoire limité a aussi été défendue par Emmanuel Macron et soutenue, sous différentes formes, par Washington.

Le lendemain, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rejeté le principe d’une pause pendant les négociations. « Nous n’allons pas faire de pause dans notre opération militaire spéciale », a-t-il déclaré au Conseil de sécurité de l’ONU, en accusant l’Europe de vouloir profiter d’une trêve pour approvisionner l’Ukraine en armes. Marco Rubio l’a rencontré à New York, sans qu’un accord soit annoncé à l’issue de cette reprise des échanges.

Les attaques se sont poursuivies pendant les discussions. Kiev et d’autres infrastructures ukrainiennes ont été frappées, tandis qu’un cargo dans la région d’Odessa et un immeuble résidentiel dans la région de Donetsk ont également été touchés. À la tribune de l’Assemblée générale, Volodymyr Zelensky a dénoncé la « folie » de Vladimir Poutine et appelé les alliés à maintenir la pression économique sur Moscou.

Trump et Zelensky défendent une trêve limitée, Moscou refuse de suspendre les combats

L’idée d’un cessez-le-feu limité s’est précisée à New York autour de deux secteurs : les infrastructures énergétiques et la navigation en mer Noire. Volodymyr Zelensky a déclaré que l’Ukraine était prête à arrêter ses frappes contre les sites énergétiques russes si la Russie cessait ses attaques contre le réseau ukrainien. Washington a également évoqué un possible accord portant sur l’énergie et les céréales.

Marco Rubio a toutefois reconnu que parvenir à un arrangement serait difficile. Il a pressé Moscou et Kiev de mettre fin à leurs attaques réciproques contre les infrastructures énergétiques. La Russie a, elle, distingué une paix négociée d’une suspension des combats : Sergueï Lavrov s’est dit ouvert à une « paix durable et juste », mais a exclu une trêve pendant les négociations. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a de son côté affirmé que Kiev était prête à un cessez-le-feu immédiat.

Le dossier de la mer Noire ajoute une dimension internationale à ces discussions. Une déclaration soutenue par 51 pays appelle à préserver la liberté de navigation et les exportations céréalières ukrainiennes. L’Union européenne accuse la Russie de menacer ces exportations et la sécurité alimentaire, tandis que des données citées dans les éléments disponibles font état d’attaques nombreuses contre des navires civils et commerciaux.

Les discussions portent sur une suspension ciblée des frappes, tandis que Moscou exclut une interruption des combats pendant les négociations. La diplomatie avance donc sur des secteurs précis sans modifier le rythme des attaques.

Le Yak

À Kiev et Odessa, les frappes touchent le rail, les stations-service et un cargo civil

Les bombardements ont visé des infrastructures utilisées par les civils. À Kiev, des drones ont touché une station-service, des magasins, un centre d’affaires et des installations ferroviaires. Le directeur des chemins de fer ukrainiens a averti que le réseau de la capitale était « sous le feu » et a demandé aux passagers de la gare centrale de faire preuve d’une vigilance « maximale ».

Les bilans communiqués pour Kiev varient selon le moment et les autorités citées : plusieurs publications font état de deux morts et de plus de vingt blessés, tandis que d’autres évoquent jusqu’à 43 blessés. À l’échelle du pays, au moins sept morts ont été signalés dans les frappes de la journée, dont quatre dans la région de Donetsk après l’impact sur un immeuble résidentiel à Oleksandrivka.

Dans la région d’Odessa, un cargo battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda a été frappé dans un port. Son capitaine ukrainien a été tué. Des entrepôts contenant notamment des médicaments et des produits alimentaires ont également été endommagés, selon les autorités ukrainiennes. Le ministère russe de la Défense affirme de son côté avoir visé un vraquier transportant des cargaisons à usage militaire. Les attaques perturbent aussi les activités économiques ukrainiennes, notamment le secteur métallurgique et les exportations agricoles.

Les frappes ukrainiennes en profondeur alimentent les craintes d’escalade en Europe

L’Ukraine a intensifié ses attaques contre le territoire russe, en visant notamment des raffineries, des dépôts de pétrole et des installations logistiques. Les autorités russes ont promis une riposte après une opération au cours de laquelle Kiev aurait lancé plus de 1 600 drones et missiles contre la Russie, selon un bilan cité dans les éléments disponibles.

Cette stratégie nourrit un débat politique en France. Jean-Luc Mélenchon a estimé que l’intensification de la menace russe en Europe pouvait être mise « en rapport » avec les « tirs en profondeur » ukrainiens, tout en précisant que cela ne devait pas servir à excuser la Russie. Les frappes ukrainiennes sont présentées par Kiev comme une réponse aux attaques russes contre son territoire et sa capitale.

La tension déborde aussi du champ de bataille. La Pologne a accusé un hélicoptère militaire russe Mi-8 venu de Kaliningrad d’avoir pénétré pendant 42 secondes dans son espace aérien, sur une profondeur maximale d’environ 300 mètres. Des avions espagnols déployés en Estonie ont par ailleurs escorté un appareil de surveillance russe au-dessus des eaux internationales de la Baltique. Ces incidents ont été rapportés alors que plusieurs responsables de l’Otan mettent en garde contre une prise de risque accrue de Moscou.

Les drones autonomes rapprochent l’intelligence artificielle du cœur des combats

Les deux armées utilisent désormais des drones capables d’assister ou d’automatiser une partie de leurs missions. L’armée ukrainienne emploie quotidiennement des appareils équipés de modules d’intelligence artificielle pour reconnaître et atteindre leurs cibles. Côté russe, des drones de moyenne portée sont développés pour effectuer des missions en autonomie.

L’Ukraine cherche aussi à adapter ses moyens d’interception. Un système présenté comme le Sting S aurait abattu une douzaine de drones russes, dont des appareils décrits comme des mini-missiles Geran-5. Des vidéos montrent par ailleurs des F-16 ukrainiens utilisant leur canon de 20 millimètres contre des drones rapides, une méthode décrite comme efficace mais risquée et révélatrice d’une pénurie de missiles.

La coopération militaire s’étend à la production. L’Ukraine et la Finlande ont signé un accord de coopération sur les drones, annoncé par Volodymyr Zelensky lors de son intervention à l’ONU. Le président ukrainien a également averti que l’intelligence artificielle pourrait « décider de la situation sur le champ de bataille ».

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, l’attention se concentre d’abord sur le contraste entre les rencontres de New York et les morts provoquées au même moment par les frappes. Les déclarations de Trump, Zelensky et Lavrov, ainsi que la personnalisation de la séquence autour des dirigeants, occupent une place centrale.

Les conséquences concrètes sur les infrastructures civiles, la navigation en mer Noire et l’économie ukrainienne sont présentes, mais plus dispersées. Les publications spécialisées accordent aussi une place distincte à la transformation technologique du conflit, avec les drones autonomes et l’intelligence artificielle, un angle moins visible dans le traitement centré sur les discours de l’ONU.

Article généré par le Yak

LES SOURCES56 médias · 148 sources

Le Monde 6 articles

Le Figaro 7 articles

Le Parisien 4 articles

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

Atlantico 1 article

HuffPost France 3 articles

20 Minutes 2 articles

Franceinfo 5 articles

BFMTV 5 articles

BFM 7 articles

France 24 4 articles

Euronews FR 3 articles

TV5MONDE 2 articles

Ouest-France 1 article

La Dépêche du Midi 1 article

L’Indépendant 2 articles

Midi Libre 1 article

RFI 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 2 articles

RTS 2 articles

LaPresse 4 articles

Agence Anadolu 7 articles

The Guardian 2 articles

The New York Times 2 articles

CBC News 1 article

The Globe and Mail 5 articles

Al Jazeera English 5 articles

South China Morning Post 1 article

Channel NewsAsia 1 article

The Hindu 1 article

Daily Maverick 1 article

El País 1 article

Público 1 article

Der Spiegel 1 article

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 5 articles

De Standaard 3 articles

NRC 1 article

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 1 article

Der Standard 2 articles

Dagens Nyheter 2 articles

Aftenposten 4 articles

Helsingin Sanomat 3 articles

Gazeta Wyborcza 1 article

Telex 2 articles

Adevărul 10 articles

The Kyiv Independent 9 articles

EUobserver 1 article

Vanguardia 1 article

El Tiempo 1 article

La Tercera 2 articles

The Korea Herald 1 article

Numerama 1 article

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