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PRIMAIRE SOCIALISTE

La primaire socialiste ouvre sa campagne à cinq candidats

Le premier débat télévisé entre Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel a lancé la primaire organisée par le PS et Place publique. Exclu après des accusations de violences, Philippe Brun a été débouté deux fois par la justice le même jour.

89 sources · 35 médias · 4 min

Le premier débat télévisé de la primaire de l’espace social-démocrate s’est tenu mercredi 23 septembre sur LCI. Cinq candidats y ont participé : Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. Les militants doivent les départager lors des scrutins des 9 et 10 octobre, puis des 16 et 17 octobre, pour désigner le candidat de cette famille politique à l’élection présidentielle de 2027.

Philippe Brun n’a pas participé au débat. Le député de l’Eure, qui affirmait avoir obtenu ses parrainages, avait été suspendu à titre conservatoire du Parti socialiste après des accusations de violences formulées par une ancienne collaboratrice. Il demandait sa réintégration au parti et à la primaire. Le tribunal judiciaire de Paris, puis la cour d’appel, ont rejeté sa demande le 23 septembre. La cour a estimé que la procédure du PS n’avait pas été manifestement dévoyée et a retenu l’existence d’un signalement effectué auprès de la direction nationale du parti.

LFI et Mélenchon, principale ligne de fracture du premier débat

Le rapport à La France insoumise et à Jean-Luc Mélenchon a constitué le principal point de confrontation politique du premier débat. Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ont été interrogés sur les alliances possibles pour la présidentielle et les élections législatives.

Le choix d’une alliance permet à chacun de préciser la place qu’il entend occuper dans un espace social-démocrate éclaté. Les échanges ont aussi porté sur les salaires, le pouvoir d’achat, la dette publique, la transition écologique et les retraites. Les organisateurs avaient choisi un format « face aux Français », avec une dizaine de personnes chargées d’interroger les candidats.

Sur l’Ukraine et Gaza, Ségolène Royal contestée par ses concurrents

Les questions internationales ont provoqué les échanges les plus tendus du débat. Ségolène Royal a défendu l’idée d’une négociation avec la Russie pour parvenir à une paix en Ukraine. Raphaël Glucksmann lui a répondu que Vladimir Poutine n’avait « aucune intention de négocier » et a appelé à aider les Ukrainiens, qu’il a présentés comme la première ligne de défense européenne. Jérôme Guedj a reproché à l’ancienne candidate un « flottement » sur ce sujet.

La discussion sur Gaza a également opposé les candidats. Ségolène Royal a appelé davantage de voix israéliennes et juives à dénoncer les actes du gouvernement de Benyamin Netanyahou. Jérôme Guedj a jugé cette « injonction » « incroyable », tandis que Raphaël Glucksmann a dénoncé une essentialisation du conflit. Olivier Faure a, de son côté, défendu l’emploi du mot « génocide » pour qualifier la situation à Gaza, une qualification que Raphaël Glucksmann refuse.

Attaques personnelles et faible affluence compliquent le lancement de la primaire

Avant même le débat, la campagne avait été marquée par les attaques entre candidats. Ségolène Royal avait qualifié Raphaël Glucksmann de « stagiaire » auquel on ne pourrait pas confier une entreprise. Le fondateur de Place publique lui avait répondu qu’il n’avait pas « quémandé des postes pendant 45 ans », en faisant allusion à ses fonctions passées auprès d’Emmanuel Macron.

Cette personnalisation alimente le malaise de militants socialistes rencontrés dans des sections de Rennes-Nord et de Chalon-sur-Saône. Ils décrivent un processus de départage davantage centré sur les candidats que sur les idées. Le premier meeting de Ségolène Royal à Alfortville a réuni un peu plus de 200 personnes. Les organisateurs espèrent au moins 100 000 votants pour la primaire, un objectif très inférieur à la participation de 2012, qui avait atteint entre 2,6 et 2,8 millions d’électeurs.

Le dispositif devait élargir l’audience de la primaire grâce à trois débats télévisés et à un scrutin ouvert au-delà des seuls équilibres internes. Au lancement, l’attention se porte pourtant d’abord sur les rivalités personnelles, l’exclusion de Philippe Brun et la recherche d’au moins 100 000 votants.

Le Yak

Philippe Brun débouté deux fois dans sa demande de réintégration

Philippe Brun a été débouté deux fois le 23 septembre dans sa tentative de réintégrer le Parti socialiste et la primaire. Le tribunal judiciaire de Paris a d’abord rejeté son référé, avant que la cour d’appel de Paris ne confirme cette décision dans la soirée.

Le député de l’Eure conteste la procédure qui a conduit à sa suspension le 16 septembre. Accusé par une ancienne collaboratrice de faits relevant, selon la direction du PS, du harcèlement, de violences physiques et de l’emploi familial, il affirme n’avoir « jamais été violent avec personne » et dénonce une instrumentalisation politique. Il a aussi réclamé la convocation en urgence du bureau national du PS et accusé la direction d’avoir menti sur la date à laquelle la plaignante aurait alerté le parti.

La cour d’appel a retenu une autre version sur ce point : de nouvelles pièces ont confirmé, selon elle, qu’un signalement avait été effectué le 15 septembre auprès d’un membre de la direction nationale. Elle a estimé qu’aucune violation manifeste d’une règle de droit n’était établie. Philippe Brun n’a donc pas participé au débat.

Médianalyse du Yak

La couverture est fortement personnalisée autour de Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal et Olivier Faure. Les formules de confrontation — « stagiaire », « guerre interne », « coups » ou « pétaudière » — donnent davantage de visibilité à la bataille entre candidats qu’aux propositions détaillées.

Deux cadrages coexistent : celui du débat et de ses désaccords programmatiques, notamment sur LFI, l’Ukraine et Gaza, et celui de l’affaire Philippe Brun, suivie comme une procédure politique et judiciaire parallèle. Les questions sur la dette, le pouvoir d’achat ou la transition écologique restent présentes, mais leur visibilité est moindre que celle des conflits de personnes.

Article généré par le Yak

LES SOURCES35 médias · 89 sources

Le Monde 7 articles

Le Figaro 4 articles

Libération 5 articles

Le Parisien 6 articles

Le Nouvel Obs 2 articles

L’Express 1 article

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 1 article

20 Minutes 2 articles

Franceinfo 4 articles

BFMTV 10 articles

France 24 2 articles

RMC 4 articles

TV5MONDE 3 articles

Public Sénat 1 article

Ouest-France 1 article

La Dépêche du Midi 8 articles

Le Progrès 2 articles

Le Dauphiné Libéré 1 article

Nice-Matin 2 articles

L’Est Républicain 1 article

L’Indépendant 1 article

La Provence 1 article

La Montagne 2 articles

France Bleu 1 article

DNA 1 article

Le Républicain Lorrain 2 articles

Vosges Matin 2 articles

L’Alsace 1 article

JSL 2 articles

Le Bien Public 2 articles

La Nouvelle République 2 articles

Causeur 1 article

Le JDD 2 articles

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