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MONDIAUX DE CYCLISME À MONTRÉAL

Brandon McNulty s’impose seul à Montréal et devient champion du monde

L’Américain a attaqué à 32 kilomètres de l’arrivée et résisté au retour du groupe des favoris. Il devance Michael Matthews et Mathieu van der Poel, tandis que Paul Seixas, rattrapé par les crampes, termine 15e.

94 sources · 40 médias · 5 min

Brandon McNulty a remporté la course en ligne masculine des championnats du monde, dimanche 27 septembre à Montréal. L’Américain de 28 ans s’est échappé seul à 32 kilomètres de l’arrivée, dans une course ouverte par l’absence de Tadej Pogacar, double tenant du titre et forfait après sa chute sur la Vuelta. McNulty a résisté au retour du groupe des favoris et s’est imposé avec treize secondes d’avance sur l’Australien Michael Matthews et le Néerlandais Mathieu van der Poel.

Paul Seixas, qui figurait parmi les prétendants au titre, a longtemps joué les premiers rôles avant de subir des crampes dans les derniers tours. Le Français a terminé 15e, à plus de deux minutes du vainqueur. Remco Evenepoel, qui visait un doublé après son titre dans le contre-la-montre, a pris la 12e place, tandis que Wout van Aert a fini 28e.

McNulty transforme une attaque de 32 kilomètres en titre mondial

Brandon McNulty a attaqué à 32 kilomètres de l’arrivée, après un nouveau regroupement dans le groupe de tête. Mathieu van der Poel avait déjà contribué à durcir la course en lançant les offensives à plus de 90 kilomètres de la ligne. Lorsque l’Américain a accéléré, les favoris se sont observés ou n’ont pas pu répondre immédiatement.

McNulty a rapidement creusé un écart de plus d’une minute à 13 kilomètres de l’arrivée. Il a ensuite résisté dans la dernière montée du Mont-Royal, malgré le rapprochement de ses poursuivants. Après l’arrivée, il a reconnu ne pas avoir cru à sa victoire avant les derniers mètres. Ce succès est le premier titre mondial de sa carrière et le troisième obtenu par un coureur américain après ceux de Greg LeMond et Lance Armstrong.

L’absence de Pogacar n’a pas seulement libéré une place au sommet du classement. Elle a aussi supprimé le point de référence autour duquel les favoris mesuraient leurs attaques : à Montréal, l’observation du groupe a laissé à McNulty le temps de transformer une offensive d’équipier en échappée victorieuse.

Le Yak

Paul Seixas perd le contact après l’apparition de crampes

Paul Seixas a commencé à ressentir des crampes à deux tours de l’arrivée. Le Français de 20 ans, qui espérait devenir le plus jeune champion du monde de l’histoire, a alors perdu le contact avec les hommes de tête et a terminé à la 15e place.

En zone mixte, Seixas a assumé la responsabilité de sa défaillance. Il a expliqué avoir peut-être mal géré son alimentation ou son hydratation et a qualifié sa course d’« énorme déception ». Il a également salué le travail de ses équipiers, estimant qu’ils avaient fait tout ce qui était prévu pour le conduire vers le titre.

Thomas Voeckler a appelé à relativiser ce résultat. Le sélectionneur a rappelé que Seixas avait 20 ans et qu’il avait déjà remporté le Tour du Pays basque et la Flèche Wallonne, en plus d’avoir terminé quatrième du Tour de France. Sur la question de la nutrition, Voeckler a indiqué que le coureur avait suivi le même protocole alimentaire et d’hydratation que lors de ses autres courses.

La France avait bâti sa stratégie autour de Paul Seixas

La sélection française avait fait de Paul Seixas son leader unique. Thomas Voeckler avait préparé un groupe chargé de durcir la course et de placer le jeune coureur dans les meilleures conditions sur un parcours de 273,7 kilomètres, conclu par douze tours du circuit du Mont-Royal.

Avant le départ, Seixas assumait un objectif sans détour : il visait la victoire et considérait tout autre résultat comme une déception. Voeckler avait de son côté insisté sur la nécessité de s’adapter au déroulement de la course. Le plan français a permis à Seixas de rester au contact des favoris, mais il n’a pas résisté à la défaillance physique du leader dans le final.

Après la course, l’ancien champion du monde Luc Leblanc a estimé que l’équipe de France avait pu trop croire à la supériorité annoncée de Seixas. Voeckler a défendu le travail de ses coureurs et demandé que le résultat ne soit pas transformé en procès contre un coureur de 20 ans.

Evenepoel et Van Aert terminent loin du podium avec la Belgique

Les principaux favoris n’ont pas réussi à imposer leur scénario à Montréal. Remco Evenepoel, deuxième de la course en ligne l’année précédente et candidat à un doublé mondial, a terminé 12e. Il a déclaré avoir compris dès le premier tour du circuit qu’il ne vivrait pas une grande journée. Wout van Aert, l’autre leader belge, a fini 28e.

La Belgique, annoncée parmi les équipes les plus fortes, n’a donc placé aucun coureur sur le podium. La sélection américaine, à l’inverse, a couru avec plusieurs hommes actifs à l’avant : Quinn Simmons a pris la quatrième place et Isaac Del Toro a terminé cinquième après avoir beaucoup travaillé dans la poursuite. La course a aussi confirmé le rôle offensif de Van der Poel, finalement troisième derrière Matthews.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le récit se concentre d’abord sur le contraste entre la surprise McNulty et la défaillance de Seixas. Les formules de « miracle », de titre inattendu et de crampes dans le final dominent, tandis que la construction collective de la course américaine et les choix tactiques français restent davantage traités dans des articles spécialisés.

Le traitement d’avant-course était fortement personnalisé autour de Seixas, présenté comme le jeune Français capable de profiter de l’absence de Pogacar, et autour d’Evenepoel, candidat au doublé. Après l’arrivée, l’attention s’est déplacée vers les favoris battus et les réactions individuelles, notamment celles de Seixas et des deux leaders belges. La course conserve toutefois un autre fil directeur : plusieurs équipes ont durci le rythme sans faire émerger la hiérarchie attendue.

Article généré par le Yak

LES SOURCES40 médias · 94 sources

Le Monde 3 articles

Le Figaro 2 articles

Libération 1 article

Le Parisien 9 articles

20 Minutes 2 articles

Actu.fr 1 article

Franceinfo 4 articles

France 24 1 article

RMC 1 article

TV5MONDE 4 articles

Ouest-France 3 articles

La Dépêche du Midi 2 articles

Le Progrès 4 articles

Le Dauphiné Libéré 5 articles

Midi Libre 1 article

La Montagne 1 article

DNA 2 articles

L’Alsace 1 article

JSL 1 article

La Nouvelle République 2 articles

RFI 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 2 articles

La Dernière Heure 12 articles

Radio-Canada 2 articles

Le Devoir 1 article

El País 2 articles

La Vanguardia 1 article

Frankfurter Allgemeine Zeitung 2 articles

La Repubblica 2 articles

De Standaard 4 articles

De Tijd 1 article

NRC 1 article

de Volkskrant 1 article

The Irish Times 1 article

Der Standard 2 articles

Politiken 4 articles

Telex 1 article

Vanguardia 2 articles

Le JDD 1 article

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