La fabrication clandestine de drogues de synthèse rejette des substances toxiques dans l’eau, les sols et l’atmosphère, selon une analyse de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives.
Les produits concernés comprennent notamment les amphétamines, la méthamphétamine et la MDMA. Les laboratoires utilisent des solvants et des acides, dont une partie peut être abandonnée dans l’environnement. Pour un kilo de substance synthétisée, la production peut générer jusqu’à 30 kilos de déchets toxiques et 1,5 tonne de CO2.
La contamination ne se limite pas aux abords immédiats des laboratoires. Des personnes peuvent ingérer, respirer ou absorber par contact des résidus présents dans l’eau, les aliments ou des lieux contaminés par le trafic et la consommation. Les eaux, les sols et la biodiversité sont ainsi exposés à une pollution difficile à mesurer à l’échelle globale, alors que les laboratoires clandestins se multiplient en Europe.