Les députés algériens ont adopté une extension de la peine de mort aux personnes reconnues coupables d’avoir volontairement incendié des forêts, des bois ou des champs. Le texte vise aussi les enlèvements d’enfants accompagnés de torture, d’agression sexuelle ou de mutilation.
La mesure a été défendue par le président Abdelmadjid Tebboune après une série d’incendies meurtriers dans le nord-est du pays. Le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, a présenté cette sanction comme la « réponse juridique appropriée » contre ces crimes. Les autorités ont également évoqué des incendies criminels ayant atteint, selon elles, le niveau du crime organisé et d’éventuels liens avec des parties étrangères.
La réforme durcit des peines qui pouvaient auparavant atteindre vingt ans de réclusion ou la perpétuité dans les cas concernés. Elle ne signifie pas une reprise immédiate des exécutions : l’Algérie observe un moratoire de fait depuis 1993, même si ses tribunaux continuent de prononcer des condamnations à mort. Le texte doit encore être examiné par le Conseil de la nation, puis promulgué et publié au Journal officiel avant son entrée en vigueur.