La Corée du Nord a affirmé avoir testé un missile stratégique de portée intermédiaire intégrant de l’intelligence artificielle. Le tir, effectué depuis la région de Wonsan vers la mer de l’Est, avait été détecté quelques heures plus tôt par l’armée sud-coréenne. Le projectile a parcouru environ 700 kilomètres avant de tomber en mer.
Kim Yo Jong, la sœur du dirigeant Kim Jong Un, a déclaré que le missile pouvait modifier sa trajectoire à basse altitude et que l’intelligence artificielle y avait été introduite. Elle a assuré qu’il n’existait « aucun moyen d’éviter » une attaque de ce type. Les autorités nord-coréennes n’ont pas détaillé le rôle exact de l’IA dans le guidage, la sélection des cibles ou les opérations de lancement.
Des analystes interrogés par l’AFP jugent prématuré de confirmer ces capacités. Le chercheur sud-coréen Hong Sung-pyo estime que l’IA peut aider à traiter les informations sur les cibles et à gérer les opérations de lancement, mais rappelle qu’une trajectoire manœuvrante ne garantit pas une précision parfaite.
Le tir intervient après un nouvel épisode de tension autour de la zone démilitarisée. Séoul accuse Pyongyang d’avoir posé des mines qui ont blessé trois soldats sud-coréens et demande des excuses, ce que la Corée du Nord rejette. Le bureau présidentiel sud-coréen a qualifié le lancement de violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.