Les élections en Bosnie-Herzégovine ont renforcé plusieurs forces nationalistes. Dans la Republika Srpska, l’entité serbe du pays, le parti SNSD de Milorad Dodik a remporté le scrutin. La nationaliste croate Darijana Filipović, membre du HDZ, entre à la présidence collégiale.
Le candidat serbobosniaque et prorusse soutenu par Dodik a obtenu 55,41 % des voix pour la présidence tripartite. Dodik, qui s’est déclaré vainqueur pour son parti, a remercié Donald Trump et Vladimir Poutine. Les forces serbes ont de nouveau évoqué la sécession, accentuant la division du pays entre nationalismes ethniques.
La participation, décrite comme historiquement faible, est interprétée comme un signe de frustration et de perte de confiance dans la politique. Le scrutin laisse le fonctionnement de l’État central sous pression et ne facilite pas le rapprochement avec l’Union européenne. Les conséquences institutionnelles restent toutefois incertaines.