Entre janvier et juillet 2026, 91 œufs prélevés dans différentes régions françaises ont été analysés en laboratoire. Des PFAS, des substances très persistantes dont certaines sont dangereuses pour la santé, ont été détectés dans 52 échantillons, soit près de six sur dix. Vingt-trois dépassaient la norme de qualité et une dizaine présentaient des dépassements importants.
Les résultats ne concernent pas tous les œufs vendus en France. La campagne portait sur un nombre limité d’échantillons, provenant à la fois de zones déjà signalées pour leur pollution et de lieux choisis sans indice particulier. Deux œufs affichaient des concentrations extrêmement élevées. Dans une exploitation des Ardennes, le taux mesuré était présenté comme 24 fois supérieur à la norme. « On doit tout jeter », a déclaré l’éleveur.
Cette campagne documente la présence de PFAS dans les échantillons examinés, mais ne permet pas d’en déduire la contamination de l’ensemble de l’alimentation ou de la production française.