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PRIX À LA POMPE

Le gouvernement veut faire baisser le gazole en libérant 10 millions de barils

Sébastien Lecornu a annoncé la mise à disposition, pendant trois mois, de 10 millions de barils de gazole issus des réserves stratégiques françaises. Une baisse de 12 à 18 centimes par litre est attendue dès le début novembre, mais ses modalités et son ampleur restent à organiser avec les distributeurs.

87 sources · 34 médias · 4 min

Face à la flambée des carburants, le gouvernement veut mettre sur le marché 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques français. L'opération doit durer trois mois et le Premier ministre Sébastien Lecornu vise une baisse de 12 à 18 centimes par litre à la pompe, avec de premiers effets attendus dès le début novembre.

La mesure ne concerne que le gazole. Le gouvernement invoque l'accord international qui encadre ces réserves et repose sur le diesel. Sa mise en œuvre doit encore être organisée avec les distributeurs, tandis que l'ampleur réelle de la baisse reste incertaine.

Les stocks stratégiques deviennent un levier inhabituel contre la hausse du gazole

Les stocks stratégiques mobilisés par l'État servent habituellement à répondre à une rupture d'approvisionnement. Le gouvernement veut cette fois les utiliser pour réduire la pression sur les prix du gazole, en mettant à disposition des distributeurs un carburant acheté avant la flambée des cours et vendu au prix de revient, selon Sébastien Lecornu.

L'opération ne concerne pas l'essence. Maud Bregeon l'a expliqué par l'accord international qui encadre ces réserves et repose sur le diesel. La décision interroge le fonctionnement habituel de la Sagess, l'organisme chargé de la gestion de ces stocks, ainsi que la capacité de cette mesure temporaire à peser durablement sur les prix.

Les distributeurs doivent encore préciser comment la baisse arrivera à la pompe

La baisse annoncée ne se traduit pas automatiquement à la pompe. Le gouvernement doit en définir les modalités avec les distributeurs lors d'une réunion à Matignon. Le patron d'Intermarché a indiqué qu'il la répercuterait, tout en précisant que son groupement n'avait pas été prévenu et devait d'abord connaître les conditions de libération des stocks.

Maud Bregeon a promis que toutes les stations-service bénéficieraient du dispositif. Mais des spécialistes interrogés après l'annonce ont jugé incertain le montant de 12 à 18 centimes avancé par l'exécutif. Nicolas Goldberg, consultant chez Colombus Consulting, estime que le scénario le plus probable pourrait se limiter à quelques centimes. La baisse annoncée pour novembre reste donc suspendue à ses modalités d'application.

La mesure est annoncée comme une baisse à la pompe, mais son résultat dépend encore de plusieurs étapes : l'État doit libérer les stocks, les distributeurs en connaître les règles et les stations en répercuter l'effet. Les 12 à 18 centimes correspondent donc à un objectif gouvernemental, pas encore à un prix constaté.

Le Yak

La grève chez TotalEnergies ralentit les expéditions dans plusieurs raffineries

La CGT a appelé les salariés de TotalEnergies à une grève de 24 heures pour réclamer des embauches et des augmentations de salaire. Le mouvement a bloqué ou ralenti les expéditions de carburants sur plusieurs sites, notamment dans les raffineries de Normandie et de Donges, ainsi qu'à la bio-raffinerie de La Mède, selon le syndicat.

La CGT évoque plus de 50 % de grévistes sur certains sites et affirme qu'aucun produit ne devait sortir de Donges durant la journée. La direction du groupe fait état de moins de 2 % de grévistes dans l'ensemble de ses raffineries et bio-raffineries et assure maintenir les approvisionnements grâce à ses moyens logistiques. Dans les stations Argedis, filiale de TotalEnergies, le nombre de fermetures est également contesté : la CGT en dénombrait 27, contre 11 selon la direction. Le syndicat réclame notamment 200 euros mensuels d'augmentation et l'embauche des intérimaires.

Le superéthanol E85 séduit de nouveaux automobilistes face à la hausse des prix

La flambée des prix pousse des automobilistes à modifier leur mode de consommation. Les ventes de boîtiers de conversion au superéthanol E85 ont fortement augmenté chez l'un des principaux acteurs du secteur, tandis que l'Île-de-France est présentée comme une nouvelle région très dynamique pour ces conversions.

Les ventes de vélos électriques progressent elles aussi depuis plusieurs semaines, avec des hausses annoncées de 20 % à 75 % selon les acteurs cités. Ces évolutions sont des réponses individuelles à la hausse du coût des déplacements, alors que la baisse annoncée par le gouvernement ne concerne que le gazole et doit rester limitée à trois mois.

À Épinac, des ambulances renoncent à certains transports de patients

À Épinac, les ambulances Moriau disent avoir renoncé à certains transports de patients vers des consultations. L'entreprise affirme subir à la fois la hausse des prix du carburant et des impayés du Samu et du centre hospitalier d'Autun, qui pèsent sur sa trésorerie.

Le secteur du transport sanitaire n'est pas le seul à réduire ses dépenses : des clubs sportifs des Deux-Sèvres expliquent également se serrer la ceinture pour continuer leurs activités. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, un réseau de covoiturage citoyen s'organise pour alléger le coût des déplacements.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, la promesse de 12 à 18 centimes et la date du début novembre dominent nettement. Le mécanisme des stocks stratégiques, la gestion par la Sagess et les modalités de redistribution apparaissent davantage dans les articles de décryptage que dans les annonces mises en avant.

Deux cadrages coexistent. Une partie des publications présente la mesure comme un geste immédiat pour le pouvoir d'achat ; d'autres insistent sur son caractère temporaire, sur l'incertitude du montant réel et sur le fait qu'elle ne concerne pas l'essence. Les conséquences pour les entreprises de transport et les adaptations comme l'E85 restent plus dispersées.

La séquence est fortement personnalisée autour de Sébastien Lecornu, dont la promesse structure les titres et les réactions politiques. En parallèle, la grève de TotalEnergies fait émerger un autre récit, social et logistique, centré sur les blocages, les stations fermées et les revendications salariales.

Article généré par le Yak

LES SOURCES34 médias · 87 sources

Le Monde 2 articles

Le Figaro 8 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 7 articles

Le Nouvel Obs 1 article

La Croix 2 articles

HuffPost France 1 article

20 Minutes 1 article

Actu.fr 2 articles

Franceinfo 12 articles

BFMTV 5 articles

France 24 1 article

RMC 10 articles

TV5MONDE 1 article

Public Sénat 1 article

Ouest-France 1 article

La Dépêche du Midi 3 articles

Le Progrès 2 articles

Nice-Matin 3 articles

L’Indépendant 4 articles

Midi Libre 1 article

La Provence 1 article

La Montagne 3 articles

France Bleu 2 articles

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

L’Alsace 1 article

JSL 2 articles

Courrier International 1 article

La Libre 1 article

Agence Anadolu 1 article

Al Jazeera English 1 article

Frankfurter Allgemeine Zeitung 1 article

Le JDD 1 article

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