Le plafond de loups pouvant être abattus en France en 2026 devrait passer de 21 % à 23 % de la population estimée, a annoncé la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Le relèvement doit être activé dans les prochains jours, puis inscrit dans un décret attendu avant une publication en décembre.
Le loup est protégé en milieu naturel, mais des tirs peuvent être autorisés pour défendre les troupeaux. La population française est estimée à un peu plus d’un millier d’animaux. En 2025, le plafond était fixé à 19 %, soit 190 loups.
La ministre veut aussi éviter que le plafond soit atteint trop tôt dans l’année : une fois les 23 % atteints, les tirs cesseraient, même en cas de nouvelles attaques. Les éleveurs favorables à la mesure invoquent des pertes liées à la prédation, estimées à plus de 10 000 animaux par an. La Confédération paysanne réclame plutôt des moyens de protection comme les filets, les chiens et le gardiennage, et critique le recours aux tirs nocturnes.