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RETOUR DE MISSION SPATIALE

Après 235 jours en orbite, Sophie Adenot doit se réadapter à la gravité terrestre

L’astronaute française a amerri jeudi au large de la Californie avant de rejoindre Cologne deux jours plus tard. Elle entame désormais une longue réadaptation après un séjour record de durée pour un astronaute européen.

49 sources · 31 médias · 3 min

Sophie Adenot est revenue sur Terre après 235 jours à bord de la Station spatiale internationale, à environ 400 kilomètres d’altitude. L’astronaute française et ses trois coéquipiers de la mission Crew-12 ont amerri jeudi 8 octobre dans l’océan Pacifique, au large de la Californie, après un trajet de 27 heures à bord de leur capsule. Elle a ainsi établi un nouveau record de durée pour un astronaute européen, hommes et femmes confondus.

Arrivée samedi 10 octobre à Cologne, au centre européen des astronautes, Sophie Adenot a fait sa première apparition publique sur la terre ferme. Elle doit maintenant suivre un programme de récupération d’environ trois semaines après plusieurs mois en apesanteur, avant de reprendre ses activités.

À Cologne, Sophie Adenot réapprend à marcher après l’amerrissage

À Cologne, Sophie Adenot est apparue soutenue par deux chirurgiens de l’Agence spatiale européenne. Un fauteuil roulant avait été prévu, mais elle a choisi de parcourir à pied les derniers mètres jusqu’au pupitre, sous les applaudissements de ses collègues et de ses proches.

La difficulté ne venait pas seulement de la fatigue du voyage. Après plusieurs mois en apesanteur, le corps doit se réadapter à la gravité terrestre : perte de masse musculaire et osseuse, déconditionnement cardiovasculaire et troubles visuels font partie des effets décrits après un séjour prolongé dans l’espace. L’astronaute a parlé d’un « syndrome de réadaptation » et dit avoir « l’impression de réapprendre à vivre, comme un bébé qui apprend à marcher ».

Elle a également raconté les dernières heures du retour. Après l’amerrissage, la capsule a été secouée par une mer agitée pendant environ vingt à vingt-cinq minutes. Une fois extraite par les secours, Sophie Adenot aurait lancé : « Envoyez-moi dans l’espace, s’il vous plaît ! C’était beaucoup plus facile là-haut. » Sa récupération doit se poursuivre pendant plusieurs semaines, tandis que le retour à sa condition physique antérieure prendra davantage de temps.

Les propos de Sophie Adenot distinguent nettement la fin de la mission du retour lui-même : après 235 jours en orbite, les minutes qui suivent l’amerrissage et la reprise de la gravité sont décrites comme la phase la plus difficile du voyage.

Le Yak

Depuis l’orbite, Sophie Adenot dit ne voir ni frontières ni divisions

À Cologne, Sophie Adenot a décrit son séjour dans l’espace comme une expérience « ultra transformatrice », avec pour elle « un avant et un après ». Elle a dit être passée par « toutes les émotions humaines, des plus joyeuses aux plus difficiles », parfois en larmes devant la presse.

Son témoignage a aussi porté sur ce qu’elle dit avoir observé depuis l’orbite. À 400 kilomètres d’altitude, elle affirme ne voir « pas de divisions, pas de frontières », mais « une précieuse planète que nous partageons tous ». La vie à bord de l’ISS, menée avec des astronautes de plusieurs nationalités, a nourri cette vision de la coopération internationale.

Sophie Adenot a par ailleurs évoqué les incendies ayant touché le bassin d’Arcachon, où elle vivait avant sa mission, ainsi que les effets du changement climatique observés depuis l’espace, comme l’assèchement de certains lacs ou le recul de la mer d’Aral. Son séjour a aussi permis de contribuer à des centaines d’expériences scientifiques consacrées notamment aux effets de l’apesanteur sur l’organisme, un sujet utile à la préparation de futurs voyages vers la Lune ou Mars.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, l’attention se concentre nettement sur les larmes de Sophie Adenot, sa difficulté à marcher et ses premiers mots après l’amerrissage. La réadaptation physique sert de point d’entrée concret à la séquence, tandis que les expériences scientifiques menées pendant les 235 jours et les enseignements médicaux de la mission restent davantage au second plan.

Le traitement est aussi fortement personnalisé autour de quelques formules reprises d’une publication à l’autre, notamment « toutes les émotions » et « c’était beaucoup plus facile là-haut ». Ce cadrage rend visible le contraste entre la maîtrise attendue d’une astronaute et la vulnérabilité du retour, alors que la portée collective de la mission est surtout développée dans les publications qui insistent sur la coopération internationale et la protection de la planète.

Article généré par le Yak

LES SOURCES31 médias · 49 sources

Le Monde 1 article

Le Figaro 1 article

Libération 1 article

Le Parisien 4 articles

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 1 article

Franceinfo 2 articles

BFMTV 9 articles

BFM 1 article

France 24 3 articles

TV5MONDE 5 articles

Ouest-France 1 article

La Dépêche du Midi 1 article

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

Nice-Matin 1 article

L’Est Républicain 1 article

L’Indépendant 1 article

Midi Libre 1 article

La Montagne 1 article

France Bleu 1 article

DNA 1 article

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

L’Alsace 1 article

JSL 1 article

Le Bien Public 1 article

La Nouvelle République 1 article

RFI 1 article

Le Temps 1 article

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