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À Clermont-Ferrand, Mélenchon mise sur la colère lycéenne

Devant environ 10 000 personnes réunies au Zénith d’Auvergne, le candidat insoumis a promis d’abolir Parcoursup et défendu le droit de vote à 16 ans. Deux lycéens ont appelé à une « mobilisation générale ».

29 sources · 22 médias · 3 min

Jean-Luc Mélenchon a tenu dimanche 11 octobre son premier meeting de campagne en intérieur au Zénith d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand. La salle, d’une capacité proche de 10 000 places, était pleine et une partie du public a suivi le rendez-vous depuis l’extérieur.

Le candidat de La France insoumise a consacré son discours à la jeunesse et à l’éducation, en s’appuyant sur la colère lycéenne. Il a promis d’abolir Parcoursup et réaffirmé sa proposition d’accorder le droit de vote à 16 ans. Deux lycéens clermontois sont montés sur scène pour appeler à une « mobilisation générale » et contester les accusations de manipulation politique. Avec ce meeting, Mélenchon a aussi voulu montrer que sa candidature pouvait s’imposer à gauche, alors que les sondages le donnent encore battu au second tour.

Mélenchon promet d’abolir Parcoursup et de donner le droit de vote à 16 ans

À Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon a concentré ses propositions sur les sujets qui alimentent la colère lycéenne. « Parcoursup doit être aboli », a-t-il martelé, en affirmant que La France insoumise n’était pas favorable à la sélection à l’université.

Le candidat a aussi rappelé sa proposition d’accorder le droit de vote à 16 ans, qu’il présente comme un moyen de renforcer le respect accordé à la jeunesse. Il a enfin annoncé vouloir réformer la voie professionnelle. Avant lui, deux lycéens ont défendu leurs revendications et contesté l’idée qu’ils seraient instrumentalisés par LFI.

Attal accuse Mélenchon de défendre « la sélection par l’échec »

Le meeting de Clermont-Ferrand a donné lieu à un duel à distance avec Gabriel Attal, qui réunissait ses soutiens la veille à Lyon. Le candidat de Renaissance a accusé Mélenchon d’encourager « la sélection par l’échec », tandis que le leader insoumis a décrit Parcoursup comme un « foyer anxiogène de la jeunesse lycéenne ».

Les deux hommes ont poursuivi leur passe d’armes sur X. Gabriel Attal a proposé un débat télévisé à Mélenchon, qui lui a répondu en mettant en doute sa candidature et en évoquant un possible désistement au profit d’Édouard Philippe. Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a lui aussi demandé publiquement si Gabriel Attal était réellement candidat à l’élection présidentielle.

Avec 10 000 personnes au Zénith, Mélenchon veut imposer sa candidature à gauche

La jauge du Zénith d’Auvergne a donné au meeting une dimension de démonstration de force. Jean-Luc Mélenchon a revendiqué environ 10 000 participants, dans une ville où il était arrivé en tête au premier tour de la présidentielle de 2022. La mobilisation devait montrer que sa campagne pouvait réunir au-delà de son seul socle militant, des quartiers populaires de Clermont-Ferrand à la campagne auvergnate.

Cette démonstration intervient alors que les sondages le placent très haut dans les intentions de vote chez les 18-24 ans, mais le donnent battu au second tour. Un sondage Ipsos le crédite de 41 à 43 % chez les électeurs de 18 à 24 ans certains d’aller voter. À gauche, Mélenchon a choisi de ne pas faire de la primaire socialiste le centre de son discours, préférant affirmer que le rapport de force se joue déjà autour de sa candidature.

Le meeting combine deux démonstrations : Mélenchon cherche à capter la colère lycéenne avec des propositions ciblées et utilise l’affluence du Zénith pour répondre aux sondages qui limitent encore ses chances d’accès au second tour. La mobilisation sert ainsi à la fois son discours programmatique et sa crédibilité électorale.

Le Yak

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Dans la couverture observée, l’affluence du Zénith et la formule sur « l’ignominie » de Parcoursup dominent nettement. Le chiffre d’environ 10 000 personnes, la salle pleine et la colère lycéenne donnent à la séquence une forte visibilité concrète, tandis que les propositions plus techniques restent davantage regroupées dans les rappels du programme.

Deux cadrages coexistent : certaines publications présentent le meeting comme une démonstration de force dans la compétition à gauche, tandis que d’autres privilégient le duel avec Gabriel Attal et la bataille autour de Parcoursup. La campagne est ainsi principalement racontée à travers la personnalisation de Mélenchon, la mobilisation de la jeunesse et le rapport de force électoral.

Article généré par le Yak

LES SOURCES22 médias · 29 sources

Le Monde 1 article

Le Figaro 1 article

Libération 1 article

Le Parisien 1 article

L’Humanité 1 article

20 Minutes 2 articles

Franceinfo 5 articles

BFMTV 2 articles

TV5MONDE 1 article

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

L’Est Républicain 1 article

La Montagne 2 articles

France Bleu 1 article

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

JSL 1 article

Le Bien Public 1 article

La Nouvelle République 1 article

Mediapart 1 article

Agence Anadolu 1 article

Le JDD 1 article

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