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ARABIE SAOUDITE - YÉMEN

Après 13 morts, l’aéroport de Riyad frappé à nouveau

Une attaque imputée aux Houthis a tué au moins 12 personnes et en a blessé 309 samedi à l’aéroport King Khalid. Un nouveau projectile a provoqué un incendie dimanche, alors que Riyad promettait de riposter et que Donald Trump envisageait un soutien américain.

177 sources · 80 médias · 5 min

L’aéroport international King Khalid de Riyad a été frappé samedi par une attaque attribuée par la coalition menée par l’Arabie saoudite aux Houthis du Yémen. Le bilan annoncé par l’autorité saoudienne de l’aviation civile était de 12 morts et 309 blessés. Un ressortissant indien est ensuite mort des suites de ses blessures, portant le bilan à 13 victimes, même si certaines sources en mentionnent encore 12. Les victimes comprenaient des Saoudiens et des ressortissants étrangers, dont un Américain et une Française parmi les blessés. L’attaque est la plus meurtrière commise dans le royaume depuis plus de dix ans.

Les opérations de l’aéroport ont été suspendues et les vols déroutés ou annulés. Dimanche, un projectile non identifié a de nouveau touché le terminal 4, déclenchant un incendie et faisant plusieurs blessés. La coalition a également annoncé l’interception d’un missile de croisière à proximité de l’aéroport. Cette seconde frappe n’a pas été revendiquée dans les éléments disponibles. Les Houthis ont toutefois revendiqué plusieurs opérations contre Riyad, l’aéroport de Dammam et des installations énergétiques d’Aramco, et appelé les voyageurs et les compagnies aériennes à éviter les aéroports saoudiens, à l’exception de ceux de La Mecque et de Médine.

La série de frappes intervient dans la guerre engagée au Yémen depuis 2014 entre les Houthis et les forces gouvernementales soutenues militairement par Riyad depuis 2015. La coalition saoudienne a qualifié l’attaque de « crime de guerre » et promis une réponse ferme. L’ONU, la France, l’Union européenne et plusieurs gouvernements l’ont condamnée. Donald Trump a déclaré que ce qui s’était passé n’était « pas acceptable » et indiqué que les États-Unis examinaient une possible participation aux opérations contre les Houthis.

Un projectile met le terminal 4 de Riyad en feu au lendemain de l’attaque

Dimanche, un projectile non identifié a frappé le terminal passagers numéro 4 de l’aéroport King Khalid, provoquant un incendie et faisant plusieurs blessés. La coalition saoudienne a parallèlement annoncé avoir intercepté un missile de croisière à proximité de l’aéroport. Cette nouvelle attaque n’a pas été revendiquée au moment où elle a été signalée, mais elle est survenue quelques heures après un avertissement des Houthis affirmant que les aéroports saoudiens restaient exposés aux frappes.

L’aéroport était déjà à l’arrêt après l’attaque meurtrière de samedi. Le radar et des équipements de communication auraient été endommagés et l’état des pistes devait être évalué. Plusieurs ambassades ont demandé à leur personnel d’éviter l’aéroport pendant une semaine. Les écoles de Riyad sont passées à l’enseignement à distance et certaines entreprises ont placé leurs salariés en télétravail.

L’aéroport était déjà fermé lorsque le terminal 4 a été touché à son tour. La répétition des frappes produit donc un effet concret avant même la riposte saoudienne annoncée : elle prolonge la paralysie du trafic et perturbe les déplacements dans la capitale.

Le Yak

Les Houthis revendiquent des frappes contre Riyad, Dammam et Aramco

Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a revendiqué « quatre opérations d’envergure » menées en vingt-quatre heures avec des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones. Le mouvement affirme avoir visé l’aéroport de Riyad en trois phases, l’aéroport international de Dammam et deux installations du groupe pétrolier Aramco, à Shugadam et Tanajib.

À Dammam, de nombreux vols ont été signalés comme retardés et l’autorité saoudienne de l’aviation civile a fait état d’une nouvelle frappe, dont les dégâts devaient être évalués. Les attaques touchent donc à la fois la circulation aérienne et des infrastructures énergétiques. Les Houthis les ont présentées comme une réponse aux opérations saoudiennes au Yémen et ont menacé de poursuivre leurs frappes contre l’espace aérien du royaume.

Trump envisage un soutien américain aux opérations contre les Houthis

Après l’attaque de Riyad, Donald Trump a déclaré que les États-Unis pourraient participer aux opérations militaires menées contre les Houthis. Il a qualifié l’attaque de « pas acceptable » et annoncé qu’il devait s’entretenir avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Washington n’avait jusque-là pas donné suite à plusieurs demandes saoudiennes de soutien militaire contre le mouvement yéménite.

La déclaration américaine intervient alors que Riyad promet une réponse « avec fermeté » et que les condamnations internationales se multiplient. L’ONU a parlé d’une « grave escalade », tandis qu’Ursula von der Leyen a qualifié la séquence d’« escalade dangereuse ». Une intervention américaine élargirait le face-à-face au-delà du conflit entre Riyad et les Houthis, mais elle reste présentée comme une possibilité et non comme une décision arrêtée.

La fermeture de King Khalid bloque des voyageurs et perturbe la saison internationale de Riyad

La paralysie de l’aéroport King Khalid a dépassé le seul cadre militaire. Des passagers ont été déroutés vers d’autres villes, des vols ont été annulés et certains voyageurs sont restés bloqués avec leurs bagages. Une résidente française a indiqué qu’elle envisageait de rejoindre Doha par la route pour prendre un avion. Une ministre allemande de l’Économie, présente à Riyad, a dû prolonger son séjour après l’impossibilité de repartir comme prévu.

La séquence intervient au début de la saison de la Omra, période durant laquelle des millions de musulmans se rendent habituellement en Arabie saoudite, et alors que le royaume doit accueillir plusieurs conférences internationales. Des entreprises ont adopté le télétravail et des ambassades ont renforcé leurs consignes de sécurité. La menace sur les aéroports touche ainsi les voyageurs, les pèlerins et les rendez-vous économiques du royaume.

La riposte saoudienne se prépare tandis que les combats reprennent au Yémen

Les frappes contre Riyad interviennent après une reprise des hostilités au Yémen. Les forces soutenant le gouvernement yéménite ont lancé une contre-offensive autour du détroit de Bab el-Mandeb, que les Houthis affirment toujours contrôler avec l’île de Mayyoun. Les deux camps revendiquent des avancées qui ne peuvent pas être vérifiées indépendamment dans les éléments disponibles.

Les Houthis ont de leur côté fait état de 124 frappes saoudiennes contre des sites au Yémen depuis samedi, notamment dans le gouvernorat de Sanaa. Les attaques contre les infrastructures saoudiennes interviennent donc en parallèle de la reprise des opérations au sol et dans les airs. Riyad doit désormais choisir entre une riposte militaire qui risquerait d’élargir le conflit et une réponse contenue, alors que ses infrastructures civiles et ses ambitions économiques sont visées.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le bilan humain domine nettement : 12 morts, puis 13 après le décès d’un blessé, et 309 blessés reviennent dans une grande partie des titres. La fermeture de l’aéroport et la menace d’une nouvelle frappe constituent le deuxième cadrage fort, tandis que la dimension internationale se personnalise surtout autour de Donald Trump et de l’hypothèse d’une intervention américaine.

Les scènes de panique dans le terminal, les voyageurs bloqués et la présence d’une Française parmi les blessés rendent la séquence immédiatement concrète. Les conséquences structurelles restent davantage en retrait : les limites des défenses saoudiennes, les cibles énergétiques d’Aramco et la reprise des combats autour de Bab el-Mandeb. Deux cadrages coexistent ainsi : une crise aéroportuaire et humaine à court terme, et l’extension du conflit yéménite à des infrastructures stratégiques.

Article généré par le Yak

LES SOURCES80 médias · 177 sources

Le Monde 5 articles

Le Figaro 2 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 4 articles

Le Nouvel Obs 2 articles

Le Point 1 article

L’Express 1 article

L’Humanité 1 article

La Croix 2 articles

Atlantico 1 article

HuffPost France 2 articles

20 Minutes 2 articles

Franceinfo 8 articles

BFMTV 2 articles

BFM 1 article

France 24 6 articles

Euronews FR 1 article

TV5MONDE 5 articles

Ouest-France 2 articles

La Dépêche du Midi 3 articles

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

L’Est Républicain 1 article

L’Indépendant 2 articles

Midi Libre 3 articles

La Montagne 1 article

France Bleu 1 article

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

L’Alsace 1 article

JSL 1 article

Le Bien Public 1 article

Courrier International 1 article

RFI 1 article

Mediapart 1 article

La Libre 1 article

La Dernière Heure 3 articles

RTS 2 articles

Radio-Canada 4 articles

LaPresse 2 articles

Agence Anadolu 7 articles

BBC News 2 articles

The Guardian 3 articles

Financial Times 3 articles

The New York Times 3 articles

The Washington Post 2 articles

CBC News 2 articles

The Globe and Mail 2 articles

Al Jazeera English 8 articles

South China Morning Post 1 article

The Hindu 4 articles

Folha de S.Paulo 1 article

La Nación Argentina 1 article

El País 2 articles

La Vanguardia 1 article

Público 1 article

Die Zeit 3 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 2 articles

La Repubblica 1 article

De Standaard 5 articles

De Tijd 1 article

NRC 1 article

de Volkskrant 4 articles

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 2 articles

Der Standard 3 articles

Politiken 1 article

Aftenposten 2 articles

Helsingin Sanomat 2 articles

Gazeta Wyborcza 1 article

Telex 2 articles

Adevărul 1 article

Vanguardia 1 article

El Tiempo 1 article

La Tercera 2 articles

Premium Times 1 article

The National 8 articles

The Times of Israel 2 articles

ANTARA News 1 article

Dawn 3 articles

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