Entre 2025 et 2026, la DGCCRF a contrôlé plus de 1 100 professionnels et cabinets libéraux après des signalements de patients, d’ordres professionnels ou de l’Assurance maladie. Plus de 400 présentaient des irrégularités dans l’affichage des tarifs, l’information sur les remboursements ou la remise des devis.
Au total, 39 % des établissements contrôlés ne respectaient pas au moins une obligation d’information. Parmi les 525 chirurgiens-dentistes examinés, 52 % n’affichaient pas correctement leurs prix ou leur secteur de conventionnement. Un quart ne remettait pas les devis obligatoires pour des couronnes ou des implants, ou fournissait des documents incomplets. La DGCCRF a aussi relevé des indications erronées sur l’origine de certaines prothèses.
Chez les médecins contrôlés, plus de la moitié présentaient au moins un défaut d’affichage. Un centre d’imagerie a été condamné à une amende de 150 000 euros après avoir laissé croire que les patients consultaient des médecins conventionnés en secteur 1, alors que la plupart pratiquaient des dépassements d’honoraires. Certaines structures ont aussi facturé des frais administratifs ou le simple accès à leurs services.
La quasi-totalité des professionnels concernés ont engagé une mise en conformité. Près de 90 % des manquements avaient été corrigés. Des injonctions, des amendes administratives et des procédures pénales restaient engagées dans certains dossiers.