La Fonderie de Bretagne n’a reçu aucune offre de reprise avant l’audience prévue jeudi 15 octobre au tribunal de commerce de Lorient. L’administrateur judiciaire en a informé les représentants des salariés lors d’un comité social et économique. La liquidation judiciaire est désormais attendue, mais elle n’est pas encore prononcée.
Le site de Caudan, créé par Renault en 1966, emploie encore 244 personnes. Trois offres avaient été déposées au début de la procédure, selon les administrateurs judiciaires, mais aucune n’a été confirmée. Un industriel européen aurait demandé quatorze à quinze mois pour atteindre des volumes de production suffisants. Il n’a finalement pas maintenu son offre malgré les discussions avec l’État et Renault.
La fonderie avait été placée en redressement judiciaire début juillet, un peu plus d’un an après sa reprise par Europlasma. Le groupe avait promis 15 millions d’euros d’investissements sur trois ans et une diversification vers des pièces pour l’industrie de la défense, notamment des corps creux d’obus de mortier. Selon la CGT, l’intégralité des sommes promises n’a pas été versée et la production n’a pas réellement repris après un incendie en janvier 2026.
Renault représentait 95 % du chiffre d’affaires de l’usine en 2024, tout en refusant de s’engager sur de futures commandes. Si la liquidation est prononcée, les salariés entreront dans la négociation d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Le gouvernement a indiqué qu’il veillerait à ses conditions.