Le tribunal de commerce d’Orléans a validé la reprise de Duralex par Cédric Meston et sa holding Tomé, déjà propriétaire de Tupperware France. Le projet maintient 155 emplois sur environ 220 à la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret.
Placée en redressement judiciaire depuis juin, l’entreprise en était à sa cinquième procédure de ce type en une vingtaine d’années. Sa reprise par les salariés sous forme de société coopérative, moins de deux ans auparavant, n’avait pas permis de stabiliser ses finances. Une levée de fonds auprès des particuliers avait pourtant rapporté sept millions d’euros fin 2025.
Le tribunal a préféré l’offre de Tomé à celle d’un autre industriel, qui proposait de reprendre 129 salariés. Le plan retenu mobilise 16 millions d’euros, dont six millions de soutiens publics sous forme de prêts et de financements de la région Centre-Val de Loire, d’Orléans Métropole et de l’État. Xavier Niel participe également au projet par l’intermédiaire de sa holding NJJ Capital.
Cédric Meston veut ajuster la production au niveau des ventes et développer de nouvelles gammes. Son programme comprend aussi la modernisation d’un outil de travail jugé vétuste. La facture énergétique représente actuellement près de 20 % du chiffre d’affaires de Duralex.
Le repreneur ambitionne de faire de Duralex « le verre le plus vert au monde ». Il prévoit de remplacer d’ici à 2029 le four à gaz par une technologie entièrement électrique afin de supprimer l’essentiel des émissions de CO2 du site.
La reprise s’accompagne d’une réduction d’effectifs. Au moins 64 salariés doivent perdre leur emploi et les personnes concernées n’étaient pas encore identifiées au moment de l’annonce. « On attend de voir la suite, on ne veut pas se faire de faux espoirs », a réagi Philippe Dos Anjos, technicien de maintenance depuis 24 ans dans l’entreprise.