Duralex a trouvé un repreneur, mais pas de quoi rembourser les épargnants qui avaient participé à son sauvetage. Les 10 523 particuliers ayant investi 7 millions d’euros dans la verrerie fin 2025 vont perdre leur mise, a indiqué la plateforme de financement participatif Lita.
L’investissement moyen s’élevait à 372 euros, dans la limite de 1 000 euros par personne. Le placement promettait un rendement brut annuel de 8 % sur sept ans, mais le capital comme les intérêts n’étaient pas garantis. Julien Benayoun, cofondateur et directeur général de Lita, a qualifié l’opération d’investissement « très risqué ».
Le tribunal de commerce d’Orléans a validé la reprise par l’entrepreneur Cédric Meston pour 16 millions d’euros. Le plan conserve 155 emplois et prévoit la poursuite de l’activité. Les titres souscrits par les particuliers restent liés à la coopérative concernée par la procédure collective. Le repreneur a écrit aux investisseurs qu’il ne pouvait pas leur promettre de remboursement.
Une enquête a été ouverte par le parquet d’Orléans et des perquisitions ont été menées, notamment au siège de Duralex. Lita se réserve le droit de porter plainte. L’ancien directeur général François Marciano et son fils Antoine, ancien directeur financier, contestent par l’intermédiaire de leur avocat toute implication dans d’éventuelles malversations. La procédure ne préjuge pas de responsabilités établies.
Cédric Meston a proposé aux investisseurs une visite de l’usine et des produits Duralex et Tupperware d’une valeur proportionnelle à leur investissement. Cette proposition ne constitue pas un remboursement.