Les habitants de l’Alberta votent sur une question qui pourrait engager la province vers un référendum contraignant sur l’indépendance. Le bulletin leur demande s’ils veulent que l’Alberta reste une province canadienne ou qu’elle engage les démarches nécessaires à la tenue d’un futur vote sur la sécession.
Cette consultation ne constitue pas une séparation. Si l’option indépendantiste l’emportait, la Première ministre provinciale Danielle Smith a promis d’avancer vers un référendum contraignant. Une sortie du Canada exigerait ensuite des négociations constitutionnelles : la loi fédérale sur la clarté interdit à une province de quitter unilatéralement la fédération.
L’Alberta, qui compte environ cinq millions d’habitants et possède d’importantes réserves pétrolières, concentre les griefs des séparatistes contre Ottawa. Ils accusent le pouvoir fédéral d’avoir freiné le secteur énergétique et d’utiliser la richesse provinciale au profit d’autres régions.
Danielle Smith dit vouloir que l’Alberta demeure au Canada. Le Premier ministre Mark Carney, qui a grandi dans la province, a lui aussi fait campagne pour le maintien dans la fédération, dénonçant un « bluff dangereux ». Les enquêtes d’opinion placent les partisans du Canada autour de 70 %, mais les deux camps suivent aussi la participation, jugée décisive.