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DIPLOMATIE AUTOUR DE L’UKRAINE

Après Oslo, Witkoff ouvre la voie à de nouvelles discussions à trois sur l’Ukraine

L’émissaire de Donald Trump a rencontré Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg après des échanges jugés positifs avec Volodymyr Zelensky. Moscou se dit prête à reprendre des négociations trilatérales autour du 10 novembre, tout en relativisant les propositions ukrainiennes et européennes.

174 sources · 65 médias · 5 min

La séquence diplomatique américaine autour de la guerre en Ukraine a franchi une nouvelle étape mercredi 21 octobre. Après avoir rencontré Volodymyr Zelensky à Oslo, l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, s’est entretenu pendant près de trois heures avec Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Il a présenté au président russe des « idées » et des documents sur les différents éléments d’un possible accord de paix entre la Russie et l’Ukraine. Jared Kushner a participé à la réunion par visioconférence.

À l’issue de l’entretien, le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, a indiqué que Moscou était disposée à reprendre des négociations à trois avec Kiev et Washington autour du 10 novembre, après les élections américaines de mi-mandat. Volodymyr Zelensky s’est également déclaré favorable à une telle réunion, mais demande qu’un cessez-le-feu ou un gel de la ligne de front ouvre les discussions. La Russie privilégie au contraire un accord sur le fond avant tout arrêt des combats et juge que les propositions transmises après la réunion d’Oslo « ne comportent pas grand-chose ».

Zelensky veut geler le front avant de négocier, Moscou pose ses conditions

Volodymyr Zelensky a proposé de geler la ligne de front avant toute négociation avec la Russie. « Appelez cela un cessez-le-feu ou un arrêt des tueries, comme l’a dit le président Trump, un gel, un arrêt. C’est le minimum que nous attendons aujourd’hui de la Russie », a-t-il déclaré à Fox News.

Cette position place l’arrêt des combats au début du processus. Moscou défend l’ordre inverse. Le Kremlin exige notamment que l’armée ukrainienne se retire des territoires qu’elle contrôle encore dans la région de Donetsk et affirme que les discussions doivent d’abord porter sur un dispositif de sécurité à mettre en place après la fin du conflit. Kiev juge cette exigence inacceptable.

Les discussions d’Oslo avaient pourtant été qualifiées de « positives » par le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Le président ukrainien y a salué le rétablissement du partage du renseignement américain sur les frappes russes et a réaffirmé que l’Ukraine devait être présente à toute négociation sur son avenir. Le Kremlin a ensuite accepté le principe de nouvelles discussions trilatérales, tout en minimisant les propositions portées par les Ukrainiens et les Européens.

La libération de Stephen Hubbard accompagne la rencontre entre Poutine et Witkoff

Vladimir Poutine a annoncé pendant sa rencontre avec Steve Witkoff la libération de Stephen Hubbard, un Américain détenu en Russie depuis 2022 et condamné en 2024 à près de sept ans de prison pour « mercenariat » au profit de l’Ukraine. L’ancien professeur d’anglais, âgé de 73 à 75 ans selon les publications, a toujours rejeté cette accusation. Il était en route vers les États-Unis, a affirmé Donald Trump.

Le président américain a déclaré qu’aucune contrepartie n’avait été accordée à Moscou. Dans un second message, il a toutefois expliqué que l’imposition de nouvelles sanctions contre la Russie aurait pu interrompre les discussions sur cette libération. Vladimir Poutine a, de son côté, présenté la décision comme relevant de considérations humanitaires.

Le geste s’est accompagné d’un échange très démonstratif. Steve Witkoff a remercié le président russe et l’a qualifié d’« humaniste ». Au même moment, Moscou annonçait le départ prochain vers les États-Unis d’un premier navire chargé de 40 000 tonnes de diesel russe. Donald Trump avait récemment soutenu cet accord d’approvisionnement et levé certaines sanctions contre la Russie, une décision critiquée par Kiev et ses alliés.

La libération de Stephen Hubbard est présentée à Washington comme obtenue sans échange, mais elle intervient au milieu d’une série de gestes politiques et économiques favorables à Moscou : suspension de sanctions, accord sur le diesel et reprise du contact direct avec Poutine. Le lien formel entre ces décisions n’est pas établi, mais leur simultanéité donne à la séquence une logique de transaction visible.

Le Yak

Le rapprochement Trump-Poutine inquiète l’Europe, qui maintient son soutien à Kiev

La séquence d’Oslo s’est déroulée après une semaine de fortes tensions entre Washington et Kiev. Donald Trump a reproché à Volodymyr Zelensky de ne pas vouloir mettre fin à la guerre et lui a demandé de parvenir à un accord avec Moscou. Le président ukrainien a, de son côté, accusé les États-Unis de retarder la livraison de missiles Patriot et de limiter leur soutien militaire. Les autorités américaines contestent l’idée d’une volonté délibérée de nuire à l’Ukraine.

À Oslo, des responsables norvégiens et finlandais ont participé aux échanges avec le président ukrainien. Un responsable américain a ensuite parlé d’un « fort alignement entre les États-Unis, l’Ukraine et l’Europe » sur les prochaines étapes. Mais le rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine a aussi creusé le fossé entre Washington et plusieurs capitales européennes. Celles-ci maintiennent leur soutien à Kiev et appellent à la vigilance, sans pour autant envisager une rupture avec les États-Unis.

Vladimir Poutine a par ailleurs évoqué la possibilité d’une rencontre avec Donald Trump et le président chinois Xi Jinping en marge d’un sommet de l’APEC en novembre. Les deux dirigeants concernés n’avaient pas donné leur accord à cette réunion.

Médianalyse du Yak

La couverture est fortement personnalisée autour du triangle Trump-Poutine-Zelensky, avec Steve Witkoff comme intermédiaire central. Les formules sur le rapprochement entre les deux présidents et les tensions avec Kiev occupent davantage l’espace que le contenu précis des propositions de paix.

Le geste le plus concret et le plus immédiatement identifiable est la libération de Stephen Hubbard. Elle bénéficie d’une visibilité supérieure aux questions techniques du futur dispositif de sécurité ou aux divergences sur le retrait ukrainien du Donetsk. Le vocabulaire de l’« humaniste » et du « cadeau » rend la scène particulièrement saillante, tandis que le désaccord sur les conditions d’un cessez-le-feu reste traité dans un registre plus institutionnel.

Deux cadrages coexistent. Une partie des publications insiste sur l’espoir d’une reprise des négociations, le rétablissement du renseignement américain et la proximité affichée d’un accord. D’autres soulignent que Moscou juge les propositions européennes peu substantielles et que les positions sur le gel du front, les territoires et les garanties de sécurité restent éloignées.

Article généré par le Yak

LES SOURCES65 médias · 174 sources

Le Monde 4 articles

Le Figaro 4 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 2 articles

L’Express 1 article

L’Humanité 1 article

Valeurs Actuelles 1 article

La Croix 2 articles

HuffPost France 2 articles

20 Minutes 2 articles

Franceinfo 4 articles

BFM 6 articles

France 24 5 articles

Euronews FR 4 articles

TV5MONDE 6 articles

La Dépêche du Midi 1 article

L’Indépendant 2 articles

Midi Libre 2 articles

DNA 1 article

L’Alsace 1 article

Courrier International 2 articles

La Libre 6 articles

La Dernière Heure 3 articles

RTS 2 articles

Radio-Canada 3 articles

LaPresse 2 articles

Le Devoir 1 article

Agence Anadolu 3 articles

BBC News 4 articles

The Guardian 2 articles

Financial Times 1 article

The New York Times 2 articles

CBC News 1 article

The Globe and Mail 2 articles

Al Jazeera English 4 articles

South China Morning Post 2 articles

Channel NewsAsia 2 articles

The Hindu 1 article

Folha de S.Paulo 1 article

La Nación Argentina 1 article

El País 2 articles

La Vanguardia 1 article

Público 1 article

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 5 articles

De Standaard 3 articles

De Tijd 2 articles

de Volkskrant 3 articles

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 1 article

Der Standard 2 articles

Dagens Nyheter 3 articles

Aftenposten 14 articles

Helsingin Sanomat 3 articles

Gazeta Wyborcza 2 articles

Hospodářské noviny 3 articles

Telex 5 articles

Adevărul 6 articles

The Kyiv Independent 4 articles

Vanguardia 2 articles

El Tiempo 1 article

La Tercera 5 articles

The National 3 articles

The Korea Herald 1 article

Dawn 1 article

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