Le Nigeria a confirmé son premier cas d’Ebola depuis l’épidémie de 2014. La patiente, une femme arrivée à Abuja à bord d’un vol en provenance d’Ouganda, a été admise dans un hôpital privé de la capitale avant que le diagnostic ne soit posé. Les autorités ont identifié la souche Bundibugyo, celle qui circule actuellement en République démocratique du Congo.
Quarante-quatre contacts étroits ont été recensés. Les équipes de santé publique cherchent à retrouver et à surveiller les personnes susceptibles d’avoir été exposées, notamment parmi le personnel soignant, les patients et les voyageurs. L’hôpital où la patiente a été prise en charge a renforcé ses mesures de prévention et de contrôle des infections. Les autorités nigérianes ont appelé les établissements publics et privés à se mettre en état d’alerte, tandis que la surveillance a été renforcée dans les aéroports.
Le cas intervient alors que le virus circule dans plusieurs pays de la région. La RDC avait dépassé 9 000 cas et 4 381 décès selon les bilans cités dans les sources. Le Kenya comptait neuf cas, tandis que l’Ouganda, qui avait enregistré 20 cas et deux décès, avait déclaré la fin de son épidémie. Pour la souche Bundibugyo, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est homologué à ce stade. Le Nigeria rappelle toutefois avoir contenu en 2014 une épidémie qui avait duré 21 jours, avec 19 personnes contaminées et sept décès.