Le ministère espagnol de la Santé a clarifié les règles applicables à l’hospitalisation psychiatrique sans consentement, alors qu’une nouvelle loi doit entrer en vigueur vendredi. Les admissions forcées sont maintenues pour les patients en grave crise de santé mentale, mais le ministère affirme vouloir renforcer les garanties de la procédure.
Cette précision intervient après les inquiétudes de plusieurs sociétés de psychiatrie. Les professionnels craignaient que la modification des règles ne réduise leur capacité à protéger les patients, leurs proches et eux-mêmes dans les situations les plus difficiles.
La commissaire à la Santé mentale, Belén González, a rejeté l’idée que les psychiatres ne pourraient plus intervenir en cas d’urgence vitale. Le ministère prépare un document explicatif sur l’admission des patients contre leur volonté. La distinction entre une intervention immédiate en situation d’urgence et une hospitalisation contrainte encadrée par la nouvelle réglementation est au centre de cette clarification.