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ISRAËL

En Israël, le scrutin du 27 octobre met Netanyahou face au bilan du 7-Octobre

Les élections législatives sont largement présentées comme un référendum sur Benyamin Netanyahou, fragilisé par les critiques sur les défaillances ayant précédé l’attaque du Hamas. Face à lui, l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot veut rassembler les électeurs favorables à l’alternance, tandis que la campagne reste dominée par la sécurité.

98 sources · 50 médias · 5 min

Quelque 7,3 millions d’électeurs israéliens doivent élire les 120 députés de la Knesset le 27 octobre. Organisé à un tour et à la proportionnelle intégrale, le scrutin ne permet traditionnellement à aucun parti de gouverner seul : la formation d’une coalition sera donc décisive. Benyamin Netanyahou, au pouvoir depuis plus de 18 ans, brigue un nouveau mandat dans le premier scrutin législatif organisé depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

La campagne porte principalement sur la responsabilité politique et sécuritaire du Premier ministre et sur sa capacité à diriger le pays après plusieurs années de guerre. Son principal adversaire, Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major de Tsahal, dirige le parti Yashar, annoncé au coude-à-coude avec le Likoud dans les sondages. Le vote intervient dans une société profondément divisée, alors que les manifestations contre le gouvernement se multiplient et qu’une opération militaire israélienne à Hébron a entraîné le déplacement de Palestiniens à la veille du scrutin.

Eisenkot propose l’alternance sans renoncer à une ligne sécuritaire dure

Gadi Eisenkot s’est imposé comme le principal visage de l’opposition à Benyamin Netanyahou. Ancien chef d’état-major âgé de 66 ans, il dirige depuis septembre 2025 le parti Yashar, qui rassemble des personnalités venues de la gauche et de la droite, dont la fille de deux otages du 7-Octobre et un ancien chef du Shin Bet.

Son programme en dix points prévoit une commission d’enquête indépendante sur les défaillances ayant permis l’attaque du Hamas, ainsi que la protection de l’indépendance judiciaire, de l’État de droit, des droits des minorités et de la liberté de la presse. Il défend aussi une loi de service national universel pour les juifs ultra-orthodoxes et les Arabes israéliens, alors que les réservistes sont mobilisés depuis 2023.

Eisenkot se présente comme une alternative à Netanyahou, mais pas comme un pacifiste. Il veut mettre fin au pouvoir du Hamas dans les 18 mois et conserve une position ferme sur les fronts militaires. En Cisjordanie, il a dénoncé le « terrorisme juif sous les auspices du gouvernement », tout en défendant la colonisation lorsqu’elle respecte la loi. Sa candidature promet ainsi une rupture institutionnelle, mais pas un abandon de la politique sécuritaire.

À Tel-Aviv, plus de 100 000 manifestants réclament une enquête sur le 7-Octobre

Plus de 100 000 personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv le 24 octobre, selon les organisateurs, à l’appel des familles de victimes et d’otages du 7-Octobre. À trois jours du scrutin, les manifestants réclamaient une commission d’enquête indépendante sur les failles sécuritaires ayant précédé l’attaque et demandaient des comptes au gouvernement.

Cette mobilisation met en cause la conduite de la guerre, mais aussi les défaillances qui ont rendu l’attaque possible. La manifestation a réuni des familles d’otages, des militants de gauche et des électeurs favorables à l’alternance.

La contestation dépasse les frontières israéliennes. Le vote à distance n’étant pas autorisé, des expatriés israéliens ont pris des vols depuis New York, Washington, Paris, Londres, Madrid et l’Australie pour participer au scrutin. Leur mobilisation est décrite comme particulièrement forte chez les opposants au Premier ministre.

La minorité arabe israélienne tente de se remobiliser avant le vote

Les citoyens palestiniens d’Israël représentent environ 20 % de la population. À l’approche du vote, des militants cherchent à remobiliser cette minorité, qui possède la citoyenneté israélienne mais dénonce des discriminations et une aggravation du racisme depuis le 7-Octobre.

Les témoignages rapportés pendant la campagne décrivent une communauté plus marginalisée après quatre années de gouvernement de droite et d’extrême droite. Le crime organisé y est également présenté comme un problème auquel les autorités n’ont pas apporté de réponse suffisante.

La question de leur participation est d’autant plus sensible que des organisations de défense des droits ont demandé des garanties pour l’intégrité du scrutin dans les bureaux arabes. Des partis de droite ont prévu d’y déployer des militants, une initiative qui a suscité des inquiétudes et des démarches auprès de la commission électorale.

À Hébron, une opération militaire déplace des Palestiniens avant le scrutin

Une opération israélienne a été lancée à Hébron après une attaque au cours de laquelle deux soldats israéliens ont été tués et trois autres blessés. L’armée a mené des arrestations et détruit des bâtiments dans plusieurs zones de Cisjordanie. Environ 2 000 Palestiniens ont été chassés de leurs logements selon plusieurs éléments documentaires ; la municipalité d’Hébron a avancé le chiffre de 2 600 personnes.

Israël a ensuite annoncé la fermeture des points de passage de Cisjordanie le 27 octobre, jour des élections. Les travailleurs palestiniens ne devaient pas pouvoir entrer dans les implantations et les communautés israéliennes pendant cette période.

Le gouvernement présente ces mesures comme une réponse à l’attaque contre les soldats. Elles interviennent dans les dernières heures de la campagne, alors que l’avenir des territoires palestiniens reste peu développé dans les programmes des principaux candidats.

Le calendrier rapproche deux réalités que la campagne traite séparément : Israël ferme la Cisjordanie le jour où ses citoyens votent, après avoir déplacé des habitants palestiniens dans le cadre d’une opération militaire. La sécurité est ainsi à la fois un thème électoral et une décision concrète qui modifie les conditions de vie dans le territoire palestinien.

Le Yak

Netanyahou brandit la menace iranienne pour défendre son bilan sécuritaire

À l’approche du scrutin, Benyamin Netanyahou a averti l’Iran de ne pas tenter de perturber les élections. « Ne nous mettez pas à l’épreuve. Vous subirez des représailles disproportionnées », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre sortant a fait de la sécurité l’un des principaux axes de sa campagne. Une publication montrant une explosion nucléaire au-dessus de Tel-Aviv a également été utilisée pour présenter une éventuelle défaite comme une menace existentielle liée à l’Iran. Gadi Eisenkot a dénoncé une mise en scène hystérique.

Les deux candidats mobilisent donc la question sécuritaire différemment : Netanyahou met en avant son expérience et la menace extérieure, tandis que son principal rival l’accuse d’utiliser cette menace pour se maintenir au pouvoir tout en défendant lui-même une politique militaire ferme.

Médianalyse du Yak

La couverture est fortement personnalisée autour du duel Netanyahou-Eisenkot et de la responsabilité du 7-Octobre. Les manifestations, les familles d’otages et les avertissements à l’Iran donnent à la campagne un vocabulaire de confrontation et d’urgence.

La question palestinienne reste davantage en retrait dans les récits électoraux, alors même que l’opération à Hébron et le bouclage de la Cisjordanie constituent des faits majeurs de la séquence. Les publications consacrées à la minorité arabe israélienne réintroduisent cette dimension, mais elle apparaît moins centrale que le face-à-face entre les deux candidats et la sécurité d’Israël.

Article généré par le Yak

LES SOURCES50 médias · 98 sources

Le Monde 3 articles

Le Figaro 4 articles

Libération 1 article

Le Parisien 1 article

Le Nouvel Obs 1 article

Le Point 1 article

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 1 article

20 Minutes 1 article

Franceinfo 5 articles

BFMTV 3 articles

BFM 1 article

France 24 3 articles

Euronews FR 1 article

TV5MONDE 3 articles

Ouest-France 1 article

Courrier International 1 article

RFI 5 articles

RTS 1 article

Radio-Canada 2 articles

Le Devoir 1 article

Agence Anadolu 1 article

BBC News 2 articles

The Guardian 1 article

Financial Times 1 article

NPR 1 article

CBC News 2 articles

The Globe and Mail 2 articles

Al Jazeera English 8 articles

South China Morning Post 1 article

The Hindu 3 articles

Folha de S.Paulo 1 article

El País 1 article

Frankfurter Allgemeine Zeitung 2 articles

La Repubblica 3 articles

De Standaard 4 articles

NRC 1 article

de Volkskrant 1 article

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 1 article

Der Standard 3 articles

Dagens Nyheter 1 article

Gazeta Wyborcza 2 articles

Hospodářské noviny 1 article

EUobserver 1 article

La Tercera 1 article

The National 1 article

The Times of Israel 8 articles

Élucid 1 article

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