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ÉLECTIONS EN ISRAËL

Israël : Netanyahou joue sa survie politique dans les législatives du 27 octobre

Les Israéliens renouvellent les 120 sièges de la Knesset dans une élection largement présentée comme un référendum sur Benyamin Netanyahou. Face à lui, l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot promet l’unité, mais aucun bloc ne semble en mesure d’obtenir seul les 61 sièges nécessaires pour gouverner.

152 sources · 64 médias · 6 min

Les électeurs israéliens se rendent aux urnes le 27 octobre pour les premières législatives organisées depuis les attaques du 7 octobre 2023. Le scrutin doit déterminer la composition de la Knesset et la capacité de Benyamin Netanyahou à rester Premier ministre après près de deux décennies au pouvoir.

Le chef du Likoud a fait de la sécurité le principal thème de sa campagne. Son bilan est contesté après les défaillances liées au 7 octobre et les divisions provoquées par son dernier mandat. Son principal adversaire, Gadi Eisenkot, défend une ligne d’union nationale et d’apaisement.

Le résultat électoral ne suffira toutefois pas à déterminer le prochain gouvernement. Le système proportionnel impose aux partis de négocier une coalition réunissant au moins 61 des 120 députés. Les sondages ne donnent cette majorité ni au bloc de Netanyahou ni à l’opposition, ce qui laisse ouverte la possibilité de longues tractations ou du maintien du Premier ministre sortant en position de former un gouvernement.

Gadi Eisenkot veut rassembler les opposants à Netanyahou et une partie du Likoud

Gadi Eisenkot s’est imposé comme le principal rival de Benyamin Netanyahou en s’appuyant sur une image de sérieux, d’intégrité et de fermeté acquise à la tête de l’armée israélienne. Entré en politique en 2022, l’ancien chef d’état-major se présente comme l’antithèse du style populiste et radical du Premier ministre sortant.

Son message repose sur une promesse : réunir une société profondément divisée. Il s’adresse aux opposants de Netanyahou, mais aussi à des électeurs du Likoud, en défendant l’unité nationale et le retour à une vie normale. Cette position ne constitue pas pour autant une rupture complète sur les questions de sécurité. Eisenkot rejette notamment l’idée que son arrivée au pouvoir signifierait l’abandon de la fermeté militaire.

Les voix hostiles à Netanyahou restent réparties entre plusieurs listes. Le camp formé autour d’Eisenkot pourrait donc ne pas disposer des sièges nécessaires pour gouverner seul. L’ancien général doit à la fois arriver en tête du rapport de force et transformer une coalition électorale hétérogène en majorité parlementaire.

Netanyahou et l’état-major s’opposent sur le risque d’une opération contre l’Iran

Dans les dernières heures de la campagne, la question iranienne a déplacé la confrontation électorale sur le terrain militaire. Benyamin Netanyahou a publié une image générée par intelligence artificielle montrant un champignon nucléaire au-dessus de Tel-Aviv et affirmé que ses adversaires exposeraient Israël à une menace existentielle. Il a aussi déclaré que renverser le régime iranien était le seul moyen d’éliminer le danger posé par Téhéran.

Une chaîne israélienne a rapporté que le chef d’état-major Eyal Zamir avait demandé une discussion approfondie après avoir reçu des directives pour une opération pouvant déclencher un conflit avec l’Iran. La même information faisait état de demandes de garanties juridiques et d’instructions signées par les responsables politiques. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a démenti toute intention israélienne d’attaquer l’Iran avant l’élection. Netanyahou a, lui, nié l’existence d’une confrontation avec le chef de l’armée.

Gadi Eisenkot a accusé le Premier ministre de placer ses intérêts politiques au-dessus de la sécurité de l’État. L’Iran a de son côté affirmé que le résultat du scrutin ne changerait pas sa position. La question iranienne s’est ainsi ajoutée à la campagne centrée sur la capacité de Netanyahou à protéger le pays.

La sécurité est l’argument central de Netanyahou, mais la dernière séquence de campagne l’a aussi exposé à une contestation venue de l’appareil militaire : la question iranienne est devenue à la fois une menace extérieure et un conflit sur son usage politique.

Le Yak

Les partis arabes pourraient devenir indispensables à la formation du gouvernement

Les deux principaux camps ne semblent pas en mesure d’atteindre seuls les 61 sièges nécessaires pour former un gouvernement. Les partis arabes israéliens pourraient donc devenir décisifs, à condition de mobiliser suffisamment leur électorat et d’être acceptés dans les négociations.

Deux listes arabes cherchent à transformer leur représentation parlementaire en pouvoir de négociation. Elles ont été attaquées par Benyamin Netanyahou et ses alliés, tandis que l’opposition les a également tenues à distance. Leur participation au scrutin a par ailleurs été entourée de tensions : la Cour suprême a recommandé le retrait de la candidature de Sami Abu Shehadeh après des accusations liées à une publication sur l’attaque du 7 octobre, une décision qu’il a contestée politiquement.

La question ne porte donc pas seulement sur le nombre de sièges obtenu par chaque grand bloc, mais aussi sur les alliances que les partis accepteront de nouer après le vote. La fragmentation du Parlement peut permettre à une formation minoritaire de peser sur le choix du prochain Premier ministre, tout en rendant la coalition plus difficile à stabiliser.

Jusqu’à 67 000 Israéliens rentrent de l’étranger pour voter

Des Israéliens vivant à l’étranger rentrent spécialement au pays pour participer au scrutin, car ils ne peuvent pas voter depuis leur lieu de résidence. Un programme baptisé « Fly and Vote » aide certains électeurs à financer ou organiser leur retour, tandis que des militants de Gadi Eisenkot les accueillent à l’aéroport de Tel-Aviv.

Les estimations citées dans la couverture évoquent plusieurs dizaines de milliers de retours, jusqu’à environ 67 000 personnes dans une projection. Dans une élection annoncée comme très serrée, ces déplacements sont devenus un élément visible de la mobilisation électorale. Le Likoud a tenté d’en limiter les effets, selon les éléments documentaires disponibles.

Cette mobilisation s’ajoute à la bataille nationale pour la participation, notamment dans l’électorat arabe. Elle ne préjuge pas du résultat, mais montre que les deux camps cherchent des voix parmi les citoyens qui vivent hors d’Israël.

La Jordanie espère la défaite de Netanyahou sans attendre un changement de politique

Les autorités jordaniennes souhaitent la défaite de Benyamin Netanyahou, mais elles redoutent que l’élection ne modifie pas la politique régionale d’Israël. Amman craint en particulier la poursuite de la pression exercée sur les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie occupée, ainsi que le risque d’un déplacement forcé vers le territoire jordanien.

Cette position distingue le changement de Premier ministre du changement de politique. Même une victoire de l’opposition ne garantirait pas, à elle seule, une inflexion sur les dossiers palestiniens. Gadi Eisenkot promet une réconciliation à l’intérieur du pays, mais il rejette lui-même la création d’un État palestinien selon les éléments documentaires disponibles.

Pour la Jordanie, le scrutin concerne donc moins l’identité du prochain gouvernement que la possibilité de voir se poursuivre la pression régionale, quelle que soit la coalition finalement constituée à Jérusalem.

Médianalyse du Yak

La couverture est fortement personnalisée autour du duel Netanyahou-Eisenkot et présente souvent le scrutin comme un référendum sur le Premier ministre. Les images du champignon nucléaire, le soutien de Donald Trump et les accusations de manipulation de la menace iranienne donnent à la fin de campagne une visibilité supérieure aux mécanismes plus techniques de la coalition.

Deux cadrages coexistent. Une partie des publications insiste sur la sécurité, les guerres et la survie politique de Netanyahou ; d’autres privilégient la réforme judiciaire, les exemptions militaires accordées aux ultra-orthodoxes, la place des partis arabes et la nature démocratique du régime. La confrontation entre dirigeants reste au premier plan, tandis que la question de savoir quel gouvernement pourra réellement réunir 61 députés est davantage dispersée.

Article généré par le Yak

LES SOURCES64 médias · 152 sources

Le Monde 4 articles

Le Figaro 3 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 2 articles

Le Point 1 article

L’Humanité 1 article

La Croix 2 articles

Atlantico 1 article

Franceinfo 6 articles

BFMTV 2 articles

BFM 4 articles

France 24 6 articles

Euronews FR 1 article

RMC 2 articles

TV5MONDE 5 articles

La Dépêche du Midi 4 articles

Midi Libre 2 articles

La Montagne 2 articles

Courrier International 1 article

RFI 2 articles

Mediapart 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 2 articles

La Dernière Heure 1 article

RTS 1 article

Radio-Canada 4 articles

LaPresse 1 article

Le Devoir 1 article

BBC News 1 article

The Guardian 1 article

Financial Times 2 articles

The New York Times 2 articles

The Globe and Mail 2 articles

Al Jazeera English 9 articles

South China Morning Post 1 article

Channel NewsAsia 1 article

Folha de S.Paulo 2 articles

El País 3 articles

La Vanguardia 2 articles

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 3 articles

La Repubblica 2 articles

De Standaard 2 articles

De Tijd 1 article

NRC 1 article

de Volkskrant 1 article

The Irish Times 2 articles

Der Standard 2 articles

Dagens Nyheter 2 articles

Aftenposten 1 article

Helsingin Sanomat 1 article

Gazeta Wyborcza 2 articles

Hospodářské noviny 2 articles

Telex 1 article

Adevărul 1 article

EUobserver 1 article

Vanguardia 1 article

La Tercera 2 articles

The National 8 articles

The Times of Israel 17 articles

Dawn 2 articles

Blast 1 article

Causeur 2 articles

Le JDD 1 article

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