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LYCÉES ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Parcoursup évoluera en 2027 avant d’être remplacé en 2028

Après cinq semaines de mobilisation, le gouvernement annonce une refonte en deux temps de la plateforme, 15 000 places supplémentaires dans le supérieur et un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde dans les établissements les plus défavorisés. Les organisations de jeunesse jugent ces réponses partielles et appellent à poursuivre le mouvement.

152 sources · 52 médias · 5 min

Le gouvernement a annoncé lundi 26 octobre une série de mesures après cinq semaines de mobilisation lycéenne et étudiante autour de Parcoursup, du manque de places dans le supérieur, des effectifs en classe et de l’état des établissements. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu les organisations de jeunesse à Matignon avant une conférence de presse des ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, Édouard Geffray et Philippe Baptiste.

Parcoursup doit connaître une « évolution forte » en 2027, avec des critères de sélection et des refus plus lisibles, avant un remplacement en 2028. Le gouvernement annonce aussi 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, l’indexation des bourses étudiantes sur l’inflation, un programme de rénovation des lycées et des universités, ainsi qu’un plafond de 28 élèves par classe de seconde dans les établissements les plus défavorisés à partir de 2027. Les organisations lycéennes et étudiantes ont toutefois appelé à poursuivre la mobilisation, le temps de vérifier le contenu des mesures et leur mise en œuvre.

Parcoursup sera maintenu en 2027 avant le lancement d’un nouveau système

Le gouvernement ne prévoit pas de supprimer immédiatement Parcoursup. Pour la campagne 2027, la plateforme resterait en place, mais les formations devraient davantage justifier leurs refus et rendre leurs critères de sélection plus lisibles. Les algorithmes locaux feraient également l’objet de règles de transparence renforcées.

Un groupe de travail doit préparer le système appelé à remplacer la plateforme pour la campagne 2028. Le Premier ministre a demandé à l’Assemblée nationale d’organiser le 28 octobre un débat sans vote sur l’avenir de l’orientation et de l’affectation dans l’enseignement supérieur. Philippe Baptiste a défendu une refonte progressive. Des présidents d’université et des responsables de l’enseignement supérieur estiment, eux, qu’une suppression sans solution de remplacement compliquerait la répartition des candidats et pourrait rouvrir la question du tirage au sort.

Le désaccord porte donc moins sur l’opacité dénoncée par les lycéens que sur la méthode et le calendrier. Les organisations de jeunesse réclament la fin de la sélection à l’université et des garanties sur le futur dispositif ; le gouvernement maintient une phase de transition.

Les mesures sur les effectifs et les bâtiments restent liées à leur financement

Le plan combine des mesures immédiates et des engagements à financer. Le gouvernement prévoit de renoncer aux 836 suppressions de postes programmées dans le secondaire et d’ajouter 500 postes d’enseignants dans les lycées publics. Il veut aussi limiter à 28 le nombre d’élèves par classe de seconde dans les établissements les plus défavorisés dès la rentrée 2027, avant une généralisation annoncée en 2028.

Pour les bâtiments scolaires et universitaires, l’enveloppe annoncée atteint 5 milliards d’euros, dont 4 milliards correspondent aux prêts de l’État aux Régions. Ces dernières, compétentes pour les lycées, demandent une modification du projet de budget 2027, qui prévoit selon elles une ponction d’un milliard d’euros sur leurs budgets. Kamel Chibli, vice-président de la Région Occitanie, a contesté le choix d’un prêt présenté comme une réponse à des besoins de rénovation.

Le gouvernement veut également agir sur les emplois du temps, la place des spécialités et le contrôle continu du baccalauréat. Le syndicat SE-Unsa a salué une première réponse sur les effectifs, tout en demandant comment elle serait financée. Les annonces restent donc des engagements politiques, dont l’application dépend encore du budget et des collectivités.

Le décalage entre l’annonce nationale et son application est double : les mesures doivent encore être inscrites au budget, puis mises en œuvre par les collectivités et les établissements. C’est sur ces deux étapes que les syndicats demandent des garanties avant de suspendre la mobilisation.

Le Yak

À Matignon, des créateurs de contenus ont été reçus avant les syndicats de jeunesse

Le 26 octobre, Sébastien Lecornu a reçu des créateurs de contenus spécialisés dans l’éducation avant les syndicats lycéens et étudiants. Anna Baldy et Mathilde Fouqué ont ensuite dévoilé plusieurs mesures, dont l’évolution de Parcoursup et son remplacement annoncé pour 2028, avant la conférence de presse des ministres.

Cette séquence a irrité les organisations reçues plus tard à Matignon. Elles ont dénoncé une forme de mépris, estimant que les annonces auraient dû être discutées directement avec les représentants mobilisés depuis plusieurs semaines. Le choix du gouvernement de s’adresser à des communautés suivies sur les réseaux sociaux a déplacé l’attention vers la méthode de communication, alors que l’exécutif cherchait à renouer le dialogue.

Les représentants lycéens ont reconnu que certaines mesures allaient dans leur sens. Ils ont néanmoins appelé à poursuivre la mobilisation, en demandant des avancées vérifiables et en refusant de considérer les annonces comme une fin de négociation.

Les écarts entre lycées alimentent la contestation sur l’orientation

La contestation ne se limite pas à la plateforme d’admission. Une étude de l’Institut des politiques publiques relève des écarts « spectaculaires » entre les lycées de Seine-Saint-Denis et ceux de Paris : les élèves du 93 disposent d’un choix plus restreint de lycées, de spécialités et de langues vivantes. Ces différences alimentent les critiques sur l’orientation et les conditions d’accès aux études supérieures.

Les organisations de jeunesse revendiquent aussi davantage de places à l’université, de meilleurs remplacements d’enseignants et une baisse de la pression scolaire. L’intersyndicale jeunesse avance notamment la création de 250 000 places dans le supérieur et une réforme des bourses, pour un ensemble de demandes évalué à 10 milliards d’euros.

Le mouvement a aussi trouvé sur les réseaux sociaux un mode d’expression propre. La chercheuse Anne Cordier décrit la circulation de scènes de joie, d’espoir et de solidarité, tandis que le chroniqueur Christian Salmon analyse les blocus et les slogans diffusés en ligne comme une nouvelle forme de langage politique. Les revendications portent donc à la fois sur l’admission, les moyens de l’école et la possibilité, pour les élèves, de se faire entendre.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le remplacement de Parcoursup domine nettement : l’évolution en 2027 et le nouveau système annoncé pour 2028 fournissent une décision simple à raconter et un calendrier précis. Les chiffres des 15 000 places, des 28 élèves par classe et des milliards consacrés au bâti donnent ensuite une forme concrète au plan gouvernemental.

La séquence de communication à Matignon et les réactions des représentants de jeunesse sont très visibles. Le financement, le rôle des Régions et les inégalités d’offre entre territoires sont davantage traités dans des articles spécialisés ou des analyses. Deux cadrages coexistent ainsi : celui d’une réponse politique destinée à reprendre la main et celui d’une réforme de long terme dont les modalités restent à construire.

Article généré par le Yak

LES SOURCES52 médias · 152 sources

Le Monde 7 articles

Le Figaro 5 articles

Libération 5 articles

Le Parisien 5 articles

Le Nouvel Obs 4 articles

L’Express 1 article

L’Humanité 3 articles

La Croix 4 articles

HuffPost France 3 articles

20 Minutes 2 articles

Actu.fr 1 article

Franceinfo 10 articles

BFMTV 20 articles

France 24 5 articles

Euronews FR 1 article

RMC 8 articles

TV5MONDE 1 article

Public Sénat 2 articles

Ouest-France 2 articles

La Dépêche du Midi 2 articles

Le Progrès 2 articles

Le Dauphiné Libéré 2 articles

Nice-Matin 3 articles

L’Est Républicain 4 articles

L’Indépendant 4 articles

Midi Libre 5 articles

La Montagne 3 articles

France Bleu 3 articles

DNA 1 article

Le Républicain Lorrain 2 articles

Vosges Matin 3 articles

L’Alsace 2 articles

JSL 3 articles

Le Bien Public 2 articles

La Nouvelle République 3 articles

La 1ère 1 article

Courrier International 1 article

RFI 2 articles

Mediapart 1 article

Le Temps 1 article

RTS 1 article

Agence Anadolu 2 articles

The Guardian 1 article

The Globe and Mail 1 article

Die Zeit 1 article

Frankfurter Allgemeine Zeitung 1 article

La Repubblica 1 article

De Standaard 1 article

de Volkskrant 1 article

Adevărul 1 article

La Tercera 1 article

Blast 1 article

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