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ÉDUCATION ET MOBILISATION

Le gouvernement veut transformer Parcoursup avant de le remplacer en 2028

Après cinq semaines de blocages et de manifestations, l’exécutif annonce une transformation de Parcoursup dès 2027, avant son remplacement en 2028. Il promet aussi de plafonner les classes de seconde à 28 élèves, d’améliorer les établissements et de créer 15 000 places dans l’enseignement supérieur. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à poursuivre la mobilisation.

129 sources · 43 médias · 5 min

Le gouvernement a présenté lundi 26 octobre une réponse à la mobilisation des lycéens et des étudiants. Parcoursup doit être remanié dès la prochaine campagne, puis remplacé en 2028. L’exécutif annonce aussi un plafond de 28 élèves par classe de seconde dans la moitié des établissements les moins favorisés à partir de 2027, une réorganisation des emplois du temps, des travaux dans les établissements scolaires et universitaires et 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur entre 2027 et 2028.

Ces annonces interviennent après cinq semaines de contestation sur l’affectation dans le supérieur, les conditions d’études et le manque de places. Elles n’ont pas mis fin au mouvement : les organisations lycéennes et étudiantes jugent la réponse insuffisante et maintiennent les mobilisations prévues les 31 octobre et 5 novembre. Le gouvernement demande, lui, la reprise des cours lundi et présente son plan comme un point de départ pour les discussions.

Parcoursup sera remanié avant d’être remplacé en 2028

La disparition de Parcoursup ne sera pas immédiate. Pour la prochaine campagne, la plateforme doit rester en place avec une présentation plus claire, des informations renforcées sur les formations et un accompagnement à l’orientation dès la seconde.

Le gouvernement prévoit aussi que les formations détaillent davantage leurs critères d’admission. Une lettre de motivation pourra toujours être demandée, mais les établissements devront justifier cette exigence. Les candidats pourront également demander les raisons d’un refus. La mention du lycée d’origine doit être supprimée à l’horizon 2028.

Philippe Baptiste présente cette étape comme une transformation profonde avant la mise en place d’un nouveau système. Les organisations lycéennes et étudiantes réclament, elles, l’abrogation de la plateforme. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre à l’origine de Parcoursup, continue de défendre son bilan et estime que le dispositif a constitué un progrès, tout en le jugeant perfectible.

Le plafond de 28 élèves en seconde reste dépendant des moyens budgétaires

Le plafonnement des classes de seconde à 28 élèves doit commencer à la rentrée 2027 dans la moitié des établissements les moins favorisés. Le gouvernement l’accompagne d’annonces sur les postes d’enseignants, les horaires et la rénovation des établissements scolaires et universitaires.

Les syndicats enseignants voient dans cette mesure une réponse à des revendications anciennes, mais demandent des garanties concrètes. Élisabeth Allain-Moreno, du SE-Unsa, a souligné qu’elle ne figurait pas encore dans le projet de loi de finances. La question porte donc autant sur le principe annoncé que sur les moyens nécessaires pour l’appliquer.

Le ministre des Comptes publics David Amiel affirme que les nouvelles dépenses devront être compensées par des efforts supplémentaires, notamment par un renforcement de la lutte contre certains abus d’optimisation fiscale, tout en maintenant l’objectif d’un déficit public de 5 % du PIB en 2027.

Le gouvernement annonce des objectifs précis — 28 élèves en seconde et 15 000 places supplémentaires — alors que les financements restent renvoyés aux arbitrages budgétaires. Le plan est donc défini dans ses mesures, mais son application dépend encore de décisions qui ne sont pas toutes inscrites dans le budget.

Le Yak

Les lycéens et étudiants jugent les annonces insuffisantes et poursuivent la mobilisation

Les annonces du 26 octobre sont accueillies comme un premier pas, mais pas comme une réponse suffisante. Les organisations lycéennes et étudiantes demandent davantage de places dans l’enseignement supérieur, une réforme des bourses et des moyens plus importants pour les établissements.

La Fage estime que les 15 000 places annoncées, principalement en Île-de-France et dans les filières en tension, ne répondent pas à l’ensemble des besoins. Sa présidente Suzanne Nijdam réclame une stratégie pluriannuelle et évoque une demande de 250 000 places supplémentaires portée par les organisations étudiantes.

Le désaccord porte aussi sur la méthode. Philippe Baptiste affirme qu’il existe un droit à manifester mais pas un droit au blocage et demande la reprise des cours lundi. Les organisations de jeunesse et le Snes-FSU maintiennent leurs appels à la mobilisation. Après une réunion avec le ministre de l’Éducation, Sophie Vénétitay a déclaré que « le compte n’y est pas » et confirmé l’appel à la grève du 5 novembre.

Le gouvernement a présenté son plan à des influenceurs avant les organisations syndicales

Sébastien Lecornu et plusieurs ministres ont reçu à Matignon des influenceurs et des créateurs de contenu spécialisés dans l’éducation avant de rendre publiques les mesures destinées aux lycéens et aux étudiants. Le gouvernement a assumé ce choix pour toucher directement un public jeune.

La méthode a suscité les critiques des organisations lycéennes et syndicales, qui n’ont pas apprécié d’être devancées dans la présentation du plan. Mathilde Fouqué, créatrice de contenus suivie par près de 200 000 personnes sur Instagram, a expliqué que la parole avait été libre lors de la rencontre. La séquence a ajouté un débat sur la communication gouvernementale à une contestation déjà centrée sur les conditions d’études et l’accès au supérieur.

Médianalyse du Yak

La couverture met d’abord en avant le remplacement de Parcoursup et les formules de rejet des annonces — « miettes », « écran de fumée », « le compte n’y est pas ». Cette focalisation sur la plateforme et la colère des élèves rend la séquence immédiatement lisible. Les dimensions plus techniques, comme la répartition des 15 000 places, le financement du plafonnement des classes ou l’écart entre les besoins revendiqués et les places annoncées, apparaissent davantage dans les articles de décryptage et les interventions spécialisées.

Deux cadrages coexistent. Une partie de la couverture présente les annonces comme des concessions inédites et concrètes ; une autre insiste sur leur caractère transitoire, puisque Parcoursup doit d’abord être modifié avant d’être remplacé et que plusieurs mesures restent dépendantes du budget. Le même plan apparaît ainsi comme une avancée politique ou comme une réponse encore incomplète.

La communication autour des influenceurs bénéficie d’une visibilité propre, distincte du contenu des mesures. Elle déplace une partie de l’attention vers la manière dont le gouvernement s’adresse à la jeunesse, tandis que les revendications sur les bourses, les effectifs et les capacités d’accueil restent au centre des réactions syndicales.

Article généré par le Yak

LES SOURCES43 médias · 129 sources

Le Monde 2 articles

Le Figaro 2 articles

Libération 6 articles

Le Parisien 7 articles

Le Nouvel Obs 2 articles

L’Humanité 2 articles

La Croix 5 articles

Atlantico 2 articles

HuffPost France 1 article

20 Minutes 8 articles

Actu.fr 1 article

Franceinfo 12 articles

BFMTV 20 articles

France 24 3 articles

RMC 8 articles

TV5MONDE 2 articles

Public Sénat 2 articles

La Dépêche du Midi 4 articles

Le Progrès 3 articles

Le Dauphiné Libéré 2 articles

Nice-Matin 3 articles

L’Est Républicain 1 article

Midi Libre 3 articles

France Bleu 2 articles

DNA 2 articles

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

L’Alsace 2 articles

La Nouvelle République 1 article

La 1ère 1 article

Courrier International 1 article

Mediapart 3 articles

Le Temps 1 article

Agence Anadolu 2 articles

The New York Times 1 article

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 2 articles

Der Standard 1 article

Aftenposten 1 article

Gazeta Wyborcza 1 article

The Korea Herald 1 article

Les Jours 1 article

Le JDD 2 articles

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