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POLITIQUE ISRAÉLIENNE

Netanyahou arrive en tête sans atteindre la majorité à la Knesset

Le bloc du Likoud est crédité d’environ 53 sièges, contre 48 pour l’opposition conduite par Gadi Eisenkot. Avec jusqu’à 19 élus, les partis arabes peuvent faire basculer les négociations, sans qu’une coalition soit acquise.

414 sources · 95 médias · 6 min

Les élections législatives israéliennes n’ont donné la majorité à aucun bloc. Après le dépouillement de plus de 85 % des bulletins, le camp de Benyamin Netanyahou était crédité d’environ 53 sièges sur 120, contre 48 au bloc d’opposition conduit par Gadi Eisenkot. Les partis à majorité arabe pouvaient obtenir jusqu’à 19 élus. La majorité absolue est fixée à 61 sièges.

Le camp du premier ministre sortant reste donc en tête, mais il n’atteint pas le seuil nécessaire pour gouverner. Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major, n’a pas non plus obtenu suffisamment de sièges pour former seul une majorité. Les deux hommes ont revendiqué la possibilité de constituer le prochain gouvernement. La participation a atteint 77,7 %, son niveau le plus élevé depuis 1999, dans un scrutin présenté comme un choix entre le maintien de Netanyahou et l’alternance.

Les résultats définitifs doivent encore être officialisés. Le président Isaac Herzog consultera ensuite les représentants des formations parlementaires avant de désigner le candidat jugé le mieux placé pour former une coalition. En attendant, Netanyahou reste premier ministre par intérim. Les négociations peuvent déboucher sur un gouvernement de coalition, un exécutif minoritaire, une union élargie ou de nouvelles élections.

Avec jusqu’à 19 sièges, les partis arabes peuvent faire basculer les négociations

Les deux listes majoritairement arabes, Ra’am et la Liste unifiée, sont créditées d’environ 17 à 19 sièges, contre une dizaine dans la Knesset sortante. Leur progression a été portée par une participation particulièrement forte des citoyens palestiniens d’Israël, qui représentent environ un cinquième de la population.

Leur poids peut suffire à faire basculer le rapport de force. Le bloc de Gadi Eisenkot et les partis arabes dépasseraient ensemble le seuil de 61 sièges. Cette majorité arithmétique ne constitue toutefois pas une coalition acquise. Eisenkot avait promis pendant la campagne de ne pas gouverner avec les députés arabes, tandis que Benyamin Netanyahou a appelé à former un gouvernement de droite sans leur soutien.

Le chef de la gauche, Yaïr Golan, est le premier responsable du bloc d’opposition à réclamer publiquement un partenariat avec les citoyens arabes d’Israël. De leur côté, les dirigeants de la Liste unifiée et de Ra’am se sont dits prêts à soutenir un gouvernement destiné à écarter Netanyahou, sans nécessairement y participer. Cette distinction ouvre la voie à un gouvernement minoritaire soutenu ponctuellement par leurs voix.

Les partis arabes disposent d’un poids parlementaire suffisant pour rendre possible une majorité anti-Netanyahou, mais leur exclusion par les principaux blocs transforme cette avance numérique en blocage politique. Le scrutin ne produit donc pas seulement une Knesset fragmentée : il place les partis capables de débloquer la situation au centre d’un accord que les deux principaux prétendants refusent encore d’assumer.

Le Yak

Eisenkot doit choisir entre sa promesse de campagne et une alliance avec les partis arabes

Gadi Eisenkot a affirmé que les électeurs avaient choisi le changement et qu’il ferait tout pour former un gouvernement. Son bloc reste toutefois trop court pour gouverner seul. Pour atteindre 61 sièges, il lui faudrait obtenir le soutien des partis arabes, convaincre des élus du camp adverse ou conclure un accord avec une partie de la droite.

L’ancien chef d’état-major partage avec Benyamin Netanyahou une ligne sécuritaire dure, mais il s’est présenté comme une alternative plus sobre et plus attachée à l’État de droit. Il a aussi averti le premier ministre sortant de ne pas utiliser la sécurité du pays à des fins politiques et a demandé aux responsables de l’appareil sécuritaire de rester fidèles à l’État plutôt qu’à sa personne.

Son problème est autant politique qu’arithmétique. Une alliance avec les partis arabes lui donnerait une majorité potentielle, mais romprait avec une promesse de campagne et pourrait braquer une partie de son électorat. L’opposition doit donc choisir entre faire tomber Netanyahou et maintenir la frontière qu’elle avait fixée pendant la campagne.

Herzog devra choisir le candidat capable de réunir une majorité

Le président Isaac Herzog n’a pas à désigner automatiquement le chef du parti arrivé en tête. Après l’officialisation des résultats, il consultera les représentants des formations parlementaires avant de charger le candidat qui lui paraît le mieux placé pour réunir une majorité.

Le candidat désigné disposera en principe de 28 jours pour former une coalition, avec une prolongation possible de 14 jours. Les discussions porteront sur la répartition des postes, les budgets et les orientations du futur gouvernement. Si cette première tentative échoue, d’autres procédures pourront être engagées avant un éventuel retour aux urnes.

Herzog a appelé les partis à tout faire pour éviter de nouvelles élections. Il s’est également dit ouvert à l’idée d’un gouvernement d’union nationale réunissant Netanyahou et Eisenkot, une formule déjà évoquée par les commentateurs mais qui se heurte à l’hostilité des deux camps. Pendant cette période, le gouvernement sortant reste en fonction sous la forme d’un exécutif intérimaire.

Trump revendique un effet de son soutien sur le score de Netanyahou

Donald Trump a estimé que son soutien public à Benyamin Netanyahou avait « beaucoup » aidé le premier ministre sortant. Les sondages israéliens donnaient auparavant l’avantage à l’opposition, avant que les résultats partiels ne placent le bloc de droite et d’extrême droite en tête.

Netanyahou a appelé à former un gouvernement « de droite » et « fort », en insistant sur l’unité de la majorité juive et sioniste. Son parti a aussi accusé les formations arabes d’avoir « volé les élections » et évoqué des faits de corruption, de menaces, de violences et de falsifications. Ces accusations n’étaient pas établies dans les résultats provisoires communiqués par la Commission centrale des élections.

L’Union européenne a déclaré être prête à engager un dialogue « franc et ouvert » avec le prochain gouvernement israélien, sur la base de valeurs communes. La France a, de son côté, indiqué que sa position resterait inchangée et qu’elle continuerait à défendre la perspective de deux États. Ces réactions restent suspendues à la formation d’un gouvernement, qui peut encore prendre plusieurs semaines.

Sans majorité, Netanyahou conserve plusieurs voies pour rester au pouvoir

Le scrutin a affaibli la coalition de Benyamin Netanyahou sans mettre fin à sa capacité de rester au pouvoir. Le Likoud demeure la première force politique et son bloc conserve une avance sur celui de Gadi Eisenkot, alors même qu’il n’atteint plus la majorité parlementaire.

Cette situation laisse au premier ministre plusieurs options : convaincre une formation d’opposition de rejoindre une coalition, obtenir le soutien ponctuel d’élus, former un gouvernement d’union nationale ou attendre l’échec de ses adversaires. Si aucun accord n’est trouvé, une nouvelle élection serait organisée et Netanyahou resterait premier ministre par intérim jusqu’à la formation d’un nouvel exécutif.

L’opposition considère pourtant le résultat comme un rejet du gouvernement sortant. Eisenkot a demandé à Netanyahou de se retirer, tandis que des responsables de son camp ont décrit le vote comme une décision en faveur du changement. Netanyahou a perdu sa majorité, mais ses adversaires n’ont pas obtenu les moyens politiques de le remplacer.

Médianalyse du Yak

La couverture observée personnalise fortement le scrutin autour du duel entre Benyamin Netanyahou et Gadi Eisenkot. Les formules de « survie politique », de « victoire » revendiquée par les deux camps et de face-à-face indécis dominent, tandis que le fonctionnement parlementaire et les délais de formation du gouvernement apparaissent surtout dans les articles de décryptage.

La percée des partis arabes constitue l’autre grand cadrage récurrent. Elle est présentée à la fois comme un résultat électoral historique et comme un problème de coalition, avec les expressions de « faiseurs de rois » ou d’« arbitres ». La couverture insiste davantage sur leur rôle dans l’arithmétique parlementaire que sur les mesures concrètes qu’ils chercheraient à obtenir dans un gouvernement.

Les réactions de Donald Trump bénéficient d’une visibilité supérieure à celle de la réponse européenne, plus institutionnelle et plus générale. La couverture internationale revient surtout sur le soutien américain à Netanyahou, tandis que l’Union européenne et la France sont principalement citées pour rappeler leurs positions diplomatiques, sans que celles-ci modifient encore le rapport de force intérieur.

Article généré par le Yak

LES SOURCES95 médias · 414 sources

Le Monde 10 articles

Le Figaro 11 articles

Libération 8 articles

Le Parisien 6 articles

Le Nouvel Obs 3 articles

Le Point 6 articles

L’Express 2 articles

L’Humanité 7 articles

Valeurs Actuelles 1 article

La Croix 4 articles

Atlantico 2 articles

HuffPost France 2 articles

20 Minutes 3 articles

Franceinfo 21 articles

BFMTV 8 articles

BFM 1 article

France 24 18 articles

Euronews FR 2 articles

RMC 2 articles

TV5MONDE 10 articles

Ouest-France 2 articles

La Dépêche du Midi 1 article

Le Progrès 3 articles

Le Dauphiné Libéré 3 articles

Nice-Matin 1 article

L’Est Républicain 2 articles

L’Indépendant 1 article

Midi Libre 2 articles

La Montagne 2 articles

DNA 3 articles

Le Républicain Lorrain 2 articles

Vosges Matin 1 article

L’Alsace 2 articles

JSL 2 articles

Le Bien Public 2 articles

La Nouvelle République 1 article

Courrier International 4 articles

RFI 2 articles

Mediapart 1 article

Le Temps 3 articles

La Libre 2 articles

La Dernière Heure 2 articles

RTS 2 articles

Radio-Canada 6 articles

LaPresse 4 articles

Le Devoir 2 articles

Agence Anadolu 8 articles

BBC News 8 articles

The Guardian 6 articles

Financial Times 6 articles

The New York Times 11 articles

NPR 1 article

CBC News 1 article

The Globe and Mail 4 articles

Al Jazeera English 16 articles

South China Morning Post 2 articles

Channel NewsAsia 2 articles

The Hindu 8 articles

Folha de S.Paulo 2 articles

La Nación Argentina 4 articles

Daily Maverick 1 article

El País 7 articles

La Vanguardia 3 articles

Público 1 article

Die Zeit 5 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 11 articles

La Repubblica 6 articles

De Standaard 9 articles

De Tijd 3 articles

NRC 2 articles

de Volkskrant 9 articles

The Irish Times 6 articles

Neue Zürcher Zeitung 6 articles

Der Standard 5 articles

Politiken 4 articles

Dagens Nyheter 1 article

Aftenposten 3 articles

Helsingin Sanomat 2 articles

Gazeta Wyborcza 4 articles

Hospodářské noviny 2 articles

Telex 2 articles

Adevărul 2 articles

EUobserver 1 article

Vanguardia 5 articles

El Tiempo 3 articles

La Tercera 3 articles

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The National 7 articles

The Times of Israel 26 articles

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The Korea Herald 1 article

Dawn 5 articles

LVSL 1 article

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