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ÉLECTIONS EN ISRAËL

Nétanyahou arrive en tête sans majorité à la Knesset

Le bloc du premier ministre obtient 53 sièges, contre 48 pour l’opposition menée par Gadi Eisenkot, loin des 61 nécessaires pour gouverner. Avec 19 élus, les partis arabes peuvent faire basculer les négociations, tandis que le camp de Nétanyahou les accuse de fraude et de financements étrangers sans présenter de preuves établies.

156 sources · 56 médias · 4 min

Les élections législatives israéliennes n’ont dégagé aucune majorité. Le bloc de Benyamin Nétanyahou arrive en tête avec 53 sièges, devant les 48 remportés par l’opposition conduite par Gadi Eisenkot. La Knesset compte 120 élus et une coalition doit en réunir au moins 61. Le Likoud reste la première formation, avec 27 députés, mais ce score ne permet pas au premier ministre sortant de reconduire seul son gouvernement.

Les deux principales formations arabes, Raam et la Liste unifiée, obtiennent ensemble 19 sièges et deviennent indispensables aux tractations. Leur soutien pourrait permettre à l’opposition d’atteindre la majorité, sans garantir leur entrée au gouvernement. Des responsables arabes se disent prêts à appuyer un exécutif chargé d’écarter Nétanyahou, tandis qu’une partie de l’opposition juive reste réticente à une alliance ouverte. Le président Isaac Herzog a appelé les partis à former une coalition et à éviter un nouveau scrutin.

Les partis arabes offrent leur soutien à l’opposition sans entrer au gouvernement

La mobilisation des électeurs arabes a porté Raam et la Liste unifiée à 19 sièges, leur meilleur résultat, et les a placés au centre des tractations. Le bloc d’opposition d’Eisenkot ne peut atteindre seul la majorité : il lui faudrait obtenir leur soutien ou convaincre d’autres formations de droite et religieuses de modifier leur position.

Youssef Jabareen, dirigeant de la Liste unifiée, s’est dit prêt à soutenir un gouvernement d’opposition pour faire tomber Nétanyahou, sans y participer directement. Les responsables arabes ont notamment évoqué la guerre à Gaza, la situation en Cisjordanie, la paix et l’arrêt des démolitions de maisons. Cette offre se heurte au refus ou aux réserves de plusieurs partis sionistes, qui ont longtemps exclu toute coopération avec les formations arabes.

Le Likoud accuse les partis arabes d’avoir « volé les élections »

Après le score historique des partis arabes, le Likoud a affirmé que le scrutin avait été « volé » et évoqué un « attentat contre la démocratie ». Le camp de Nétanyahou les accuse d’avoir bénéficié de financements étrangers, notamment du Qatar, pour influencer le vote. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir est allé jusqu’à appeler à l’arrestation de leurs dirigeants.

La Commission électorale centrale a demandé au Shin Bet d’examiner les soupçons d’ingérence étrangère. Le chef de la commission n’a pas précisé quels partis étaient visés ni sur quels éléments reposaient les accusations. L’agence de sécurité a parlé d’une enquête limitée, tandis que la police et les autorités électorales ont rejeté l’idée d’une fraude électorale généralisée. Mansour Abbas, le chef de Raam, a accepté l’enquête et assuré que son parti n’avait aucun lien avec les faits évoqués. Le Qatar a démenti tout financement destiné à influencer le résultat, et la commission a indiqué que l’enquête ne modifierait pas les résultats définitifs.

Une enquête sur des soupçons d’ingérence a bien été ouverte, mais les accusations de « vol » du scrutin et de fraude généralisée ne sont pas établies. L’existence de la procédure ne suffit donc pas à confirmer le récit politique du Likoud.

Le Yak

Eisenkot face à trois options : alliance arabe, gouvernement d’union ou nouveau scrutin

Le bloc d’opposition dispose d’un avantage numérique potentiel, mais pas d’une coalition prête à gouverner. Pour écarter Nétanyahou, Gadi Eisenkot doit envisager un accord avec les partis arabes, alors qu’il a refusé pendant la campagne de s’engager dans une telle alliance. Une autre option serait un gouvernement d’union avec le premier ministre sortant, également difficile après une campagne menée contre son maintien au pouvoir.

Le soutien ponctuel de députés arabes pourrait permettre à un gouvernement minoritaire d’être investi, mais plusieurs responsables jugent cette formule fragile. Si aucun camp ne rassemble 61 députés, de nouvelles élections restent possibles. Eisenkot a demandé que les plaintes sur le scrutin soient examinées, tout en avertissant qu’elles ne devaient pas servir à retarder l’installation de la nouvelle Knesset. Nétanyahou a, de son côté, déclaré vouloir rester uni à ses partenaires de droite et d’extrême droite.

Les 19 députés arabes peuvent faire élire un gouvernement sans y participer

Le résultat des partis arabes constitue un succès électoral majeur, mais ne se traduit pas automatiquement par une participation au gouvernement. Leurs 19 députés peuvent apporter à l’opposition les voix qui lui manquent pour obtenir une majorité parlementaire, tout en restant eux-mêmes en dehors de l’exécutif. Cette distinction est au centre des discussions engagées après le vote.

À Tel-Aviv, des manifestants ont réclamé un gouvernement réunissant partis juifs et arabes. Le président Isaac Herzog a appelé à ne pas stigmatiser l’ensemble du vote arabe. Les partis concernés cherchent à utiliser leur position pour obtenir des engagements politiques, tandis que les formations juives opposées à Nétanyahou restent divisées sur la possibilité de leur accorder un rôle institutionnel.

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre d’abord sur l’impasse parlementaire et sur le rôle des partis arabes comme « faiseurs de rois ». Le chiffre de 19 sièges revient comme le principal repère du basculement du rapport de forces, tandis que les accusations du Likoud et l’appel aux arrestations installent un vocabulaire de confrontation.

Deux cadrages coexistent. Une partie de la couverture insiste sur la possibilité de mettre fin à l’ère Nétanyahou grâce à une alliance entre l’opposition et les partis arabes ; une autre met en avant les obstacles politiques à cette alliance, le risque de nouvelles élections ou le maintien du premier ministre en position de force. La mobilisation électorale arabe et les revendications de ses élus restent visibles, mais derrière la question immédiate de la formation du gouvernement.

Article généré par le Yak

LES SOURCES56 médias · 156 sources

Le Monde 4 articles

Le Figaro 6 articles

Libération 1 article

Le Parisien 2 articles

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

Franceinfo 8 articles

BFMTV 1 article

BFM 1 article

France 24 7 articles

Euronews FR 1 article

RMC 1 article

TV5MONDE 2 articles

Courrier International 2 articles

RFI 3 articles

La Libre 3 articles

La Dernière Heure 2 articles

Radio-Canada 2 articles

LaPresse 3 articles

Le Devoir 1 article

Agence Anadolu 5 articles

BBC News 1 article

The Guardian 2 articles

Financial Times 3 articles

The New York Times 8 articles

The Globe and Mail 1 article

Al Jazeera English 7 articles

South China Morning Post 1 article

The Hindu 6 articles

Folha de S.Paulo 5 articles

La Nación Argentina 2 articles

El País 2 articles

La Vanguardia 3 articles

Público 1 article

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 5 articles

La Repubblica 5 articles

The Irish Times 5 articles

Neue Zürcher Zeitung 2 articles

Der Standard 2 articles

Dagens Nyheter 1 article

Aftenposten 1 article

Helsingin Sanomat 1 article

Gazeta Wyborcza 2 articles

Telex 2 articles

Adevărul 2 articles

Vanguardia 2 articles

La Tercera 2 articles

The National 5 articles

The Times of Israel 12 articles

The Korea Herald 1 article

Dawn 1 article

The Conversation France 1 article

Les Jours 1 article

Le JDD 1 article

War on the Rocks 1 article

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