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ISRAËL

Netanyahou arrive en tête sans majorité à la Knesset

Les résultats définitifs donnent 53 sièges au bloc de droite et d’extrême droite du Premier ministre sortant, huit de moins que le seuil de 61 nécessaire pour gouverner. L’opposition de Gadi Eisenkot en obtient 48 et les listes arabes 19, ouvrant une période de tractations incertaines.

120 sources · 68 médias · 4 min

Les résultats définitifs des élections législatives israéliennes placent le bloc de droite et d’extrême droite de Benyamin Netanyahou en tête, avec 53 sièges sur les 120 de la Knesset. Le Likoud reste le premier parti, avec 27 députés, mais le camp du Premier ministre sortant n’atteint pas le seuil de 61 sièges nécessaire pour former une majorité parlementaire.

Le principal bloc d’opposition, emmené par le centriste Gadi Eisenkot, obtient 48 sièges. Les deux listes arabes, Raam et la Liste unifiée, en remportent ensemble 19. Aucun camp ne peut donc gouverner seul avec ses seuls élus. La participation, annoncée à 77 %, est la plus élevée depuis 1999. Le scrutin était le premier organisé depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

Les résultats doivent être transmis au président Isaac Herzog, chargé de consulter les partis représentés à la Knesset avant de désigner une personnalité pour tenter de former un gouvernement. Les négociations peuvent durer plusieurs semaines. En cas d’échec, de nouvelles élections restent possibles.

Sans les 61 sièges, Netanyahou doit négocier pour rester au pouvoir

Il manque huit sièges au camp de Benyamin Netanyahou pour atteindre la majorité absolue. La coalition sortante de droite et d’extrême droite ne peut donc pas reconduire seule le gouvernement, malgré son arrivée en tête du scrutin.

Plusieurs voies sont évoquées : élargir le bloc du Premier ministre, former un gouvernement d’union avec une partie de l’opposition, constituer un exécutif minoritaire ou organiser un nouveau scrutin. Une alternance entre les deux principaux partis a également été évoquée. Toutes ces options supposent de dépasser la logique actuelle des blocs, qui laisse 53 sièges à la coalition de Netanyahou et 48 à l’opposition de Gadi Eisenkot.

Le président Isaac Herzog occupe une place inhabituelle dans cette séquence. Sa fonction est essentiellement honorifique, mais il doit désigner la personnalité chargée de tenter de former un gouvernement après avoir consulté les chefs des partis. Il pourrait encourager la recherche d’un gouvernement d’union, comme l’avait fait son père, Chaim Herzog, quarante-deux ans plus tôt.

Avec 19 sièges, les listes arabes peuvent faire basculer l’opposition

Les deux listes arabes, Raam et la Liste unifiée, réalisent leur meilleur résultat et obtiennent ensemble 19 sièges. Additionnés aux 48 députés du bloc d’opposition dirigé par Gadi Eisenkot, ces élus représenteraient 67 sièges, soit une majorité à la Knesset.

Cette arithmétique ne constitue pas un accord politique. L’opposition n’a pas clairement indiqué si elle accepterait de gouverner avec ces formations, tandis qu’Avigdor Lieberman, allié d’Eisenkot, a refusé une coalition avec les partis arabes. Des militants ont néanmoins appelé le chef de l’opposition à conclure un pacte avec eux pour faire tomber Netanyahou.

Les partis arabes se retrouvent ainsi au centre des tractations sans que leur participation au prochain gouvernement soit acquise. Certains responsables se disent prêts à coopérer avec l’opposition pour empêcher le maintien de Netanyahou, sans nécessairement entrer au gouvernement.

Les accusations de financement étranger tendent les négociations avant leur ouverture

Après la percée des listes arabes, le camp de Benyamin Netanyahou les a accusées d’avoir reçu des financements étrangers, notamment du Qatar, pour acheter des voix. Le Qatar et les formations concernées ont rejeté ces accusations. Aucun élément établissant ces faits n’a été fourni dans les déclarations relayées.

Le Shin Bet, le renseignement intérieur israélien, a ouvert une enquête sur des soupçons d’irrégularités. Le service a précisé qu’elle ne visait pas à mettre en cause l’ensemble d’une communauté ayant voté de manière démocratique et légale. La Commission électorale a de son côté qualifié certaines informations diffusées d’« entièrement infondées » et assuré que l’enquête n’aurait pas d’impact sur les résultats définitifs.

Gadi Eisenkot a accusé Netanyahou de chercher à « délégitimer les résultats ». La Commission électorale doit néanmoins transmettre les résultats au président Isaac Herzog, qui lancera ensuite les consultations en vue de la formation du gouvernement.

Le camp arrivé en tête dispose de 53 sièges, mais les 19 élus arabes sont précisément ceux qui peuvent faire basculer une majorité en faveur de l’opposition. Les accusations de fraude visent donc le groupe dont le poids parlementaire a le plus augmenté, au moment où son rôle devient décisif dans les tractations.

Le Yak

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre d’abord sur le contraste entre la victoire électorale de Netanyahou et son incapacité à atteindre les 61 sièges nécessaires. Les chiffres 53-48-19 servent de grille de lecture principale, avec un vocabulaire d’impasse, de blocage et de négociations difficiles.

La séquence est fortement personnalisée autour de Netanyahou et d’Eisenkot, mais la percée des listes arabes déplace progressivement l’attention vers un troisième acteur devenu indispensable. Les publications ne lui accordent toutefois pas toutes le même rôle : certaines présentent les partis arabes comme les arbitres de l’élection, tandis que d’autres insistent sur le refus d’une partie de l’opposition de gouverner avec eux.

Les accusations de fraude et d’ingérence étrangère bénéficient d’une visibilité particulière parce qu’elles ajoutent une confrontation immédiate à un résultat déjà indécis. Les mécanismes institutionnels — consultations du président, désignation de la personnalité chargée de former le gouvernement et possibilité d’un nouveau scrutin — sont davantage traités comme les étapes techniques de l’après-élection.

Article généré par le Yak

LES SOURCES68 médias · 120 sources

Le Monde 2 articles

Le Figaro 1 article

Libération 2 articles

Le Parisien 3 articles

Le Nouvel Obs 1 article

L’Express 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 2 articles

20 Minutes 1 article

Actu.fr 1 article

Franceinfo 5 articles

BFMTV 2 articles

BFM 1 article

France 24 7 articles

Euronews FR 1 article

RMC 1 article

TV5MONDE 3 articles

Le Progrès 2 articles

Le Dauphiné Libéré 2 articles

L’Est Républicain 2 articles

Midi Libre 1 article

DNA 1 article

Le Républicain Lorrain 2 articles

Vosges Matin 2 articles

L’Alsace 1 article

JSL 2 articles

Le Bien Public 2 articles

Courrier International 3 articles

La Nouvelle République 1 article

RFI 3 articles

Mediapart 3 articles

Le Temps 1 article

La Libre 2 articles

La Dernière Heure 1 article

RTS 1 article

Radio-Canada 4 articles

The Guardian 1 article

The New York Times 5 articles

NPR 1 article

The Globe and Mail 1 article

Al Jazeera English 5 articles

Channel NewsAsia 1 article

The Hindu 2 articles

Folha de S.Paulo 2 articles

La Nación Argentina 2 articles

El País 2 articles

La Vanguardia 1 article

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 1 article

De Standaard 1 article

NRC 1 article

de Volkskrant 1 article

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 1 article

Der Standard 1 article

Politiken 1 article

Aftenposten 1 article

Helsingin Sanomat 1 article

Gazeta Wyborcza 1 article

Telex 1 article

Vanguardia 2 articles

El Tiempo 1 article

La Tercera 1 article

The National 1 article

The Times of Israel 4 articles

+972 Magazine 1 article

Dawn 1 article

Causeur 1 article

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