La COP17 sur la biodiversité s’est achevée en Arménie par l’adoption de plusieurs textes, au terme de négociations prolongées jusque dans les dernières heures. Les quelque 200 pays présents ont notamment approuvé un texte destiné à réaliser un examen mondial de l’accord conclu en 2022 pour enrayer la disparition des espèces et la destruction de la nature.
Un autre texte porte sur le financement de la biodiversité et sur la participation des pays émergents au groupe des États donateurs. Ces compromis maintiennent le cadre de suivi des engagements, mais ne règlent pas le désaccord sur les moyens à mobiliser. Les négociations ont longtemps stagné sur cette question, au point que plusieurs délégations jugeaient encore l’accord hors de portée le dernier jour.
Le bilan reste donc partagé. Les textes adoptés ne s’accompagnent pas de financements supplémentaires jugés suffisants. Un rapport cité pendant la conférence estime à près de 300 milliards de dollars les dépenses nécessaires à la restauration des écosystèmes pour atteindre l’objectif de protection fixé en 2022.
D’autres écarts persistent dans la mise en œuvre. La conservation marine avance moins vite que la conservation terrestre, alors que l’objectif international vise à protéger 30 % de la planète d’ici à 2030. La conférence a aussi été marquée par la présence de 479 représentants d’entreprises et de secteurs industriels accrédités, sans compter ceux intégrés aux délégations nationales.