La manosphère, cet ensemble de communautés masculinistes en ligne, ne devrait pas être traitée uniquement comme un problème de modération des contenus, selon une étude publiée dans The Lancet. Ses auteurs décrivent une mouvance susceptible d’alimenter des attitudes nocives et d’aggraver les inégalités de santé chez les garçons et les hommes.
L’étude appelle à agir sur les causes de son attrait et à coordonner la réponse du gouvernement, des écoles, des services de santé et des organisations communautaires. La prévention ne relèverait donc pas seulement des plateformes numériques : elle concernerait aussi l’éducation et l’accompagnement sanitaire et social.
Les auteurs proposent ainsi de considérer la manosphère comme un enjeu de santé publique. Cette qualification reste une proposition portée par ce travail, et non un consensus scientifique établi.