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LYCÉES ET UNIVERSITÉS

À la rentrée, les lycéens veulent reprendre les blocus

Après les vacances de la Toussaint, les organisations lycéennes et étudiantes prévoient de reprendre la mobilisation dès le lundi 2 ou le mardi 3 novembre. Elles jugent insuffisantes les mesures annoncées par le gouvernement, qui appelle au retour en classe.

64 sources · 32 médias · 4 min

Les lycéens et les étudiants veulent relancer la mobilisation à la rentrée des vacances de la Toussaint. L’organisation Les Lycéens!, par la voix de son président Pierre Sourzat, appelle à bloquer les établissements dès le lundi 2 novembre, tandis que les syndicats étudiants prévoient leur principal rendez-vous le mardi. Une journée de grève interprofessionnelle est annoncée le jeudi 5 novembre.

Les revendications portent sur la vie chère, les conditions d’étude, le manque de places dans l’enseignement supérieur, les effectifs et Parcoursup. Le gouvernement estime avoir répondu à la colère avec les mesures annoncées et Emmanuel Macron appelle les jeunes à reprendre les cours. Les organisations mobilisées contestent cette lecture et veulent maintenir la pression, au risque de perturber à nouveau la scolarité.

Les blocages doivent commencer lundi, avant la grève du 5 novembre

La rentrée doit ouvrir une nouvelle séquence de mobilisation. Les organisations lycéennes annoncent des blocages dès le lundi 2 novembre, les syndicats étudiants appellent à agir le mardi et une journée de grève interprofessionnelle est prévue le jeudi 5 novembre. Un nouvel acte de mobilisation est également annoncé le samedi suivant.

Le calendrier dessine une contestation qui cherche à multiplier les actions dans les établissements. Pierre Sourzat affirme que l’objectif est de pouvoir « bloquer dans la durée ». La participation à la mobilisation du samedi 31 octobre a toutefois donné lieu à deux estimations : près d’un demi-million de personnes selon l’intersyndicale de la jeunesse, 320 000 selon le ministère de l’Intérieur. Le ministère a par ailleurs fait état de 565 interpellations.

À Bobigny, les absences de professeurs nourrissent la mobilisation

À Bobigny, des lycéennes mobilisées décrivent une colère qui dépasse le seul coût de la vie. Elles dénoncent les professeurs absents et non remplacés, les différences d’entretien entre les établissements de banlieue et ceux de Paris, ainsi que la sélection de Parcoursup. L’une d’elles explique qu’elle n’a presque pas eu cours depuis son entrée en seconde en raison des blocus.

Au lycée Louise-Michel, une partie des enseignants a soutenu le mouvement. Une professeure estime que des élèves ayant de bons résultats se mobilisent parce qu’ils craignent que leur travail soit pénalisé par les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur. Les témoignages recueillis dans la ville évoquent aussi des parcours de décrochage scolaire et le manque durable de professeurs.

Après une porte incendiée, le lycée Vauquelin prépare une rentrée redoutée

La reprise des cours pose aussi la question des absences et des sanctions. Le gouvernement appelle les lycéens à retourner en classe, tandis que le régime applicable aux élèves participant aux blocus reste discuté : enregistrement des absences, notes manquantes et éventuelles sanctions sont évoqués sans qu’une ligne commune soit clairement établie dans les éléments disponibles.

Dans certains établissements, l’inquiétude est renforcée par les dégradations commises au début du mouvement. À Paris, le lycée Vauquelin a vu sa porte incendiée lors d’un blocus le 5 octobre. Sa rentrée est attendue, mais aussi redoutée par l’équipe de l’établissement.

Le désaccord porte autant sur la poursuite des cours que sur ce qui a déjà été obtenu : l’exécutif présente les mesures annoncées comme une réponse, tandis que les organisations lycéennes les jugent incomplètes et reconduisent le blocus.

Le Yak

À Strasbourg, sept étudiants organisent un tutorat pour les lycéens

À Strasbourg, sept étudiants de l’Engees-Eost ont mis en place un tutorat destiné aux lycéens touchés par les blocages. Depuis le 19 octobre, des cours sont proposés du lundi au vendredi dans les locaux de l’école.

L’initiative doit se prolonger au-delà de la période immédiate des blocus. Elle constitue un prolongement local du mouvement, centré non sur le blocage lui-même mais sur le maintien d’un accompagnement scolaire.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le calendrier des blocages et des grèves domine nettement. Les formules « dès lundi », « mardi » et « 5 novembre » rendent la mobilisation immédiatement lisible, tandis que les revendications plus durables — professeurs non remplacés, inégalités entre établissements, accès à l’enseignement supérieur et Parcoursup — occupent davantage les reportages et les témoignages de terrain.

Deux cadrages coexistent : celui d’un rapport de force national, porté par les appels syndicaux et les réactions gouvernementales, et celui d’une mobilisation ancrée dans des situations scolaires concrètes. Les récits de Bobigny donnent une place particulière aux inégalités entre établissements, alors que les articles centrés sur la rentrée insistent surtout sur les perturbations, les sanctions possibles et les dégradations.

Article généré par le Yak

LES SOURCES32 médias · 64 sources

Le Monde 3 articles

Le Figaro 1 article

Libération 4 articles

Le Parisien 3 articles

Le Nouvel Obs 1 article

L’Humanité 2 articles

20 Minutes 2 articles

Actu.fr 1 article

Franceinfo 3 articles

BFMTV 13 articles

France 24 1 article

RMC 5 articles

TV5MONDE 1 article

La Dépêche du Midi 2 articles

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 2 articles

Nice-Matin 1 article

L’Est Républicain 1 article

L’Indépendant 1 article

Midi Libre 1 article

La Montagne 1 article

France Bleu 1 article

DNA 3 articles

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

L’Alsace 1 article

JSL 1 article

Le Bien Public 1 article

La Nouvelle République 2 articles

La Libre 1 article

Channel NewsAsia 1 article

De Standaard 1 article

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