Le collectif « GenZ regelt » avait appelé à une journée nationale de mobilisation en Allemagne. Des cortèges se sont formés à Berlin, Francfort, Cologne et dans plusieurs autres villes pour réclamer davantage de moyens pour les écoles, dénoncer la vie chère et le réchauffement climatique, et s’opposer à une éventuelle réintroduction du service militaire.
La mobilisation a d’abord été largement pacifique. À la tombée de la nuit, des affrontements ont éclaté dans plusieurs villes. À Francfort, des magasins de la Zeil, une importante rue commerçante, ont été pillés et la police a protégé certains commerces. Les bilans diffusés pendant la séquence faisaient état de plus de 100 policiers blessés dans la ville et d’au moins 250 arrestations en Allemagne. À Hambourg, des canons à eau ont été déployés, tandis que Berlin a connu une journée nettement plus calme.
Le ministre allemand de l’Intérieur a dénoncé des manifestations « prises en otage ». Les Verts et la gauche radicale ont condamné les débordements tout en appelant le gouvernement à entendre les demandes de la jeunesse. Les incidents, particulièrement documentés à Francfort et dans quelques autres villes, ne suffisent pas à définir un mouvement homogène de la Gen Z allemande.