La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) cesse son activité après 35 ans sur le terrain. Créée en 1991 pour surveiller le cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, elle n’a pas vu son mandat renouvelé par le Conseil de sécurité. L’ONU commencera à liquider la mission le 1er novembre.
La décision fait suite aux divergences entre les membres du Conseil. Un projet soutenu par les États-Unis mettait en avant un plan d’autonomie du Sahara occidental sous souveraineté marocaine, auquel la Russie s’est opposée. Rabat a salué un pas vers la clôture du dossier et demandé le départ de la mission. Le Front Polisario a accusé Washington de favoriser la position marocaine.
La fin de la Minurso ne règle pas le différend sur le statut du territoire et réduit le dispositif international chargé de surveiller la trêve. Plusieurs analyses craignent une reprise des hostilités, mais celle-ci reste une possibilité. Le secrétaire général de l’ONU a rappelé que la décision ne mettait pas fin au soutien des Nations unies au territoire ni au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.