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LYCÉES ET UNIVERSITÉS

Le ministère recense 41 lycées bloqués, les organisations de jeunesse appellent à poursuivre la mobilisation

Le mouvement lycéen et étudiant a repris lundi 2 novembre après les vacances de la Toussaint, à une échelle plus limitée selon le ministère. Les organisations de jeunesse appellent à de nouveaux blocages mardi et à rejoindre la journée sociale du 5 novembre, jugeant insuffisantes les concessions annoncées par le gouvernement.

161 sources · 42 médias · 5 min

Les cours ont repris lundi 2 novembre dans la plupart des établissements, mais des lycées ont de nouveau été bloqués ou filtrés à Paris, Marseille, Toulouse, Lyon, Montpellier et dans d’autres villes. À 9 h 30, le ministère de l’Éducation nationale recensait 41 lycées bloqués sur environ 3 700, soit un peu plus de 1 % des établissements, et aucune perturbation dans les trois quarts des départements. Le ministre Édouard Geffray a qualifié la mobilisation de « résiduelle ». Les organisations lycéennes et étudiantes contestent ce bilan et appellent à poursuivre les actions dès mardi.

Engagé depuis la mi-septembre, le mouvement se poursuit malgré les annonces faites par le gouvernement pendant les vacances. Celles-ci prévoient notamment le remplacement progressif de Parcoursup d’ici à 2028, l’annulation des suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafond de 28 élèves par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur. L’intersyndicale réunissant l’Union syndicale lycéenne, l’Unef, la Fage et l’Union étudiante réclame notamment l’abrogation de Parcoursup et 10 milliards d’euros pour l’éducation et l’enseignement supérieur. Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est dit prêt à recevoir de nouveau les représentants lycéens la semaine suivante.

Les organisations de jeunesse jugent les concessions du gouvernement insuffisantes

Les annonces faites par les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur pendant les vacances sont présentées par les organisations de jeunesse comme un premier pas, mais pas comme une réponse suffisante. Elles demandent notamment l’abrogation de Parcoursup et un investissement de 10 milliards d’euros dans l’éducation et l’enseignement supérieur.

La contestation porte aussi sur la mise en œuvre concrète des mesures annoncées. Nathanaël Combari, président de Renouveau lycéen, résume la position de son organisation par cette formule : « on a eu des annonces, mais pas des mesures ». À l’inverse, certains responsables lycéens estiment que ces premières concessions prouvent que le rapport de force produit des résultats et justifient la poursuite des blocages.

Matignon a par ailleurs demandé qu’une réponse soit apportée aux 200 lycées les plus en difficulté recensés sur une plateforme de concertation. Sébastien Lecornu propose de reprendre le dialogue avec les représentants lycéens, tandis que l’exécutif appelle au retour en classe.

Le décalage entre les mesures annoncées pendant les vacances et les organisations qui parlent encore d’« annonces » plutôt que de réalisations contribue à expliquer la reprise des blocages.

Le Yak

À Montpellier, une infirmière scolaire interpellée lors d’un blocus

À Montpellier, une infirmière scolaire de 53 ans a été plaquée au sol et menottée lundi devant le lycée Jean-Monnet, lors d’un blocus. Une vidéo de l’intervention a circulé sur les réseaux sociaux et suscité des réactions de syndicats et d’élus de gauche. La femme a été placée en garde à vue, comme deux élèves de 15 ans interpellés lors du même épisode.

La préfète de l’Hérault a défendu l’intervention, estimant que l’infirmière se trouvait dans le blocus « en tant que participante ». Cette justification est contestée par ceux qui dénoncent une interpellation brutale. Dans d’autres villes, les forces de l’ordre ont empêché ou évacué des blocages, notamment à Cachan, Rennes, Lyon et Tours. À Cachan, des tirs de gaz lacrymogène ont été signalés et une élève a fait un malaise.

La préfecture interdit la manifestation parisienne de l’Interfac

La préfecture de police de Paris a interdit la manifestation prévue mardi 3 novembre par l’Interfac Île-de-France dans le centre de la capitale. Les autorités invoquent un parcours « incompatible avec les contraintes de sécurité en vigueur » dans un contexte social jugé très tendu.

Le collectif étudiant refuse l’itinéraire alternatif proposé en périphérie, entre les portes de Charenton et de Montreuil, et prévoit de saisir le tribunal administratif. Il voulait organiser un cortège entre le Panthéon et le siège du Medef. L’interdiction ouvre un conflit sur les parcours et les conditions de manifestation, alors que les blocus reprennent dans les lycées et les universités.

Entre le bac et les cours manqués, les élèves se divisent sur la poursuite des blocus

La reprise de la mobilisation ne fait pas l’unanimité dans les établissements. Certains élèves veulent maintenir la pression jusqu’à l’application des annonces gouvernementales. D’autres souhaitent retourner en cours, notamment en raison du bac et du retard accumulé. Une élève de première à Dreux estime avoir déjà manqué 26 heures de cours. À Lyon, des élèves disent soutenir les revendications tout en jugeant difficile de rester sans cours après plusieurs semaines.

Les chefs d’établissement redoutent également des affrontements entre ceux qui veulent bloquer les accès et ceux qui veulent entrer. Le ministère affirme que des élèves de terminale n’ont pas eu cours depuis quatre ou cinq semaines et que leur année scolaire est menacée. Les organisations de jeunesse appellent toutefois à de nouveaux blocages mardi, puis à rejoindre la journée de grève et de manifestations du jeudi 5 novembre, consacrée plus largement au pouvoir d’achat.

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre d’abord sur le contraste entre le bilan officiel de 41 lycées bloqués et les appels à relancer le mouvement à l’échelle nationale. Le vocabulaire oppose la mobilisation « résiduelle » décrite par le ministère à la poursuite des actions annoncée par les organisations étudiantes.

Les interventions policières, notamment l’interpellation filmée de l’infirmière à Montpellier, donnent une forte visibilité aux scènes concrètes de tension. Les mesures annoncées sur Parcoursup, les postes, les effectifs par classe et les places à l’université occupent une place plus technique et moins immédiatement visible, alors qu’elles constituent le fond des revendications.

Les médias locaux privilégient les situations observées devant les établissements — blocages, interventions, parents mobilisés ou reprise des cours — tandis que les publications nationales relient davantage la séquence au dialogue avec le gouvernement et à la journée sociale du 5 novembre.

Article généré par le Yak

LES SOURCES42 médias · 161 sources

Le Monde 3 articles

Libération 4 articles

Le Parisien 9 articles

Le Nouvel Obs 1 article

L’Humanité 5 articles

La Croix 4 articles

HuffPost France 4 articles

20 Minutes 3 articles

Actu.fr 6 articles

Franceinfo 8 articles

BFMTV 24 articles

France 24 6 articles

Euronews FR 1 article

RMC 12 articles

TV5MONDE 2 articles

Public Sénat 1 article

La Dépêche du Midi 5 articles

Le Progrès 7 articles

Le Dauphiné Libéré 2 articles

Nice-Matin 3 articles

L’Est Républicain 4 articles

L’Indépendant 2 articles

Midi Libre 5 articles

France Bleu 2 articles

DNA 2 articles

Le Républicain Lorrain 4 articles

Vosges Matin 4 articles

L’Alsace 5 articles

JSL 3 articles

Le Bien Public 2 articles

La Nouvelle République 3 articles

RFI 2 articles

Le Temps 2 articles

RTS 1 article

Agence Anadolu 2 articles

The Guardian 1 article

The Globe and Mail 1 article

Al Jazeera English 2 articles

South China Morning Post 1 article

Channel NewsAsia 1 article

Causeur 1 article

Le JDD 1 article

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