La mobilisation salariale se poursuit dans le textile bangladais. Des milliers d’ouvriers ont bloqué des axes routiers autour de Dacca et dans plusieurs pôles industriels pour réclamer plus de 30 000 takas par mois, soit plus du double de leur rémunération actuelle, estimée à environ 13 000 takas (94 euros).
La contestation intervient alors que l’inflation annuelle dépassait 8 % en septembre, avec une hausse des prix de l’alimentation, du gaz et de l’électricité. Le gouvernement a créé un comité de six membres chargé de renégocier les salaires, mais cette première réponse n’a pas interrompu les manifestations. À Mirpur, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des ouvriers. Des véhicules ont aussi été incendiés sur l’autoroute reliant Dacca à Tangail.
Certaines usines ont fermé pendant les troubles avant de rouvrir. Les producteurs textiles craignent des retards d’exportation et une dégradation de la confiance des acheteurs étrangers. Le secteur emploie des millions de personnes et fournit des vêtements aux grandes enseignes européennes et américaines. La reprise de l’activité reste fragile, tandis que les ouvriers maintiennent leur revendication d’une hausse substantielle.