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LYCÉES SOUS TENSION

37 personnels de l’Éducation nationale blessés en 48 heures

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé 37 personnels blessés en deux jours et plus de 1 000 plaintes depuis le début du mouvement. Alors que 48 lycées restent bloqués selon le ministère, des tirs de mortiers, des incendies et des agressions ont encore été signalés dans plusieurs établissements.

55 sources · 23 médias · 5 min

La mobilisation lycéenne se poursuit dans plusieurs villes françaises, mais le nombre de blocages reste limité selon le ministère de l’Éducation nationale : 48 lycées étaient bloqués le mardi 3 novembre, soit un peu plus de 1 % des établissements. Le ministre Édouard Geffray a toutefois annoncé au Sénat que 37 personnels de l’Éducation nationale avaient été blessés en 48 heures. Il a également indiqué que plus de 1 000 plaintes avaient été déposées depuis le début du mouvement, engagé à la mi-septembre. Le ministère fait état de plus de 200 personnels blessés depuis cette date.

La séquence comprend des tirs de mortiers d’artifice, des feux de poubelles, des intrusions et des agressions visant des personnels de direction, des enseignants ou des surveillants. Des établissements ont été évacués, confinés, fermés ou placés sous protection dans plusieurs départements. Le gouvernement appelle au retour au calme et estime que les blocages, même résiduels, portent préjudice aux élèves. Les lycéens mobilisés continuent de défendre leurs revendications et, pour certains, demandent que les conséquences scolaires de leur participation soient prises en compte.

Mortiers et incendies : des lycées évacués ou fermés dans plusieurs villes

Dans plusieurs établissements, les blocages ont été accompagnés d’incidents nécessitant l’intervention des forces de l’ordre ou des secours. En Essonne, 19 jeunes ont été interpellés et au moins deux personnels de l’Éducation nationale blessés après des tirs de mortiers. Trois lycées girondins ont été fermés par la préfecture après des faits comprenant des feux de poubelles, des tirs de mortiers et des agressions de personnels.

À Grenoble, des mortiers ont été tirés sur des établissements et sur la police. Le lycée Vaucanson a été évacué et fermé jusqu’à nouvel ordre. Dans le Grand Nancy, des feux de poubelles, des tirs de mortiers et des intrusions ont conduit à l’intervention des forces de l’ordre et des pompiers. Un dispositif de mise en sûreté a notamment été déclenché au lycée Arthur-Varoquaux, à Tomblaine.

À Lille, un tir de mortier a atteint l’enceinte d’un lycée. L’académie a confirmé que l’auteur était un élève, sans que son identité soit établie. À Lormont, près de Bordeaux, le proviseur d’un lycée affirme avoir été poussé à terre par un élève lors d’une tentative de blocage et a déposé plainte.

Le contraste est net entre l’ampleur limitée des blocages à l’échelle nationale, évaluée à un peu plus de 1 % des établissements par le ministère, et la concentration d’incidents graves sur certains sites. Un mouvement résiduel au niveau national peut donc avoir des conséquences importantes dans les établissements concernés.

Le Yak

À Nantes, deux mineurs déférés après l’incendie du lycée Nelson-Mandela

L’enquête sur l’incendie volontaire du lycée Nelson-Mandela, à Nantes, a conduit au déferrement de deux mineurs de 16 ans devant un juge d’instruction. Trois élèves de l’établissement avaient été interpellés mardi ; le troisième a été relâché. Le parquet a évoqué des faits d’une « extrême » gravité, ainsi qu’une préparation « très organisée » et une « évidente » concertation.

Le feu avait détruit le hall d’entrée de l’établissement le 1er octobre, dans le contexte de la mobilisation lycéenne. Le lycée est resté fermé et les cours se sont poursuivis à distance ; sa réouverture n’était pas attendue avant le 16 novembre.

Après les incidents, plaintes et enquêtes se multiplient

Les incidents donnent lieu à des procédures judiciaires et disciplinaires distinctes. À Vitry-sur-Seine, un professeur a été roué de coups alors qu’il tentait de dissuader des individus d’utiliser des mortiers devant un lycée ; une enquête a été confiée à la police. Dans le Val-de-Marne, la direction du lycée Chérioux a menacé les élèves mobilisés de poursuites disciplinaires, voire pénales.

À Montpellier, l’enquête visant une infirmière scolaire interpellée violemment lors d’un blocage a été rouverte après la transmission d’éléments nouveaux, notamment issus du visionnage des caméras piéton des gendarmes. Sa garde à vue avait auparavant été levée sans charge retenue. À Saint-Denis, des enseignants du lycée Paul-Éluard ont été convoqués dans le cadre d’une enquête administrative après une intervention policière dans l’établissement ; ils dénoncent une démarche qu’ils perçoivent comme une répression.

Dans les Alpes-Maritimes, la transmission aux chefs d’établissement d’informations judiciaires concernant des élèves interpellés en marge des blocus a également suscité l’inquiétude de parents, qui s’interrogent sur le cadre légal de cette pratique.

Absences et exclusions : des familles contestent les suites scolaires des blocages

Les effets de la mobilisation se prolongent dans la vie scolaire. À Épinay-sur-Seine, des élèves du lycée Feyder ont obtenu l’annulation d’absences qualifiées d’injustifiées et de notes de 0 sur 20. Ailleurs, des familles s’inquiètent de voir les absences liées aux blocages apparaître sur les bulletins et de leurs conséquences éventuelles pour Parcoursup.

À Saint-Marcellin, des élèves exclus après des conseils de discipline organisés à la suite de blocus ont reçu le soutien d’un collectif de parents, qui dénonce des sanctions abusives. À Toulouse, des parents ont accompagné leurs enfants jusqu’à l’intérieur d’un lycée pour leur permettre d’assister aux cours. À Tours, des parents se sont à nouveau rassemblés après de vives tensions devant un établissement, tandis qu’une élève de 15 ans devait déposer plainte après avoir accusé un parent de l’avoir plaquée contre un mur.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le bilan humain et les scènes d’affrontement occupent nettement le premier plan : personnels blessés, tirs de mortiers, incendies, confinements et interpellations reviennent au centre du traitement. Les revendications lycéennes et les conséquences scolaires apparaissent davantage en retrait, notamment les absences, les exclusions et les inquiétudes liées à Parcoursup.

Deux cadrages coexistent. Les publications nationales insistent surtout sur le bilan annoncé par le ministère et sur le retour au calme, tandis que les médias locaux privilégient les établissements touchés, les plaintes et les réactions de parents ou de personnels. Certaines publications accordent aussi davantage de place à la contestation de la réponse policière et administrative, notamment à Saint-Denis et à Montpellier.

Article généré par le Yak

LES SOURCES23 médias · 55 sources

Le Figaro 4 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 7 articles

L’Humanité 1 article

Valeurs Actuelles 1 article

20 Minutes 1 article

Actu.fr 3 articles

Franceinfo 3 articles

BFMTV 8 articles

RMC 4 articles

Public Sénat 1 article

Ouest-France 2 articles

La Dépêche du Midi 1 article

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 4 articles

Nice-Matin 1 article

L’Est Républicain 2 articles

Midi Libre 1 article

JSL 1 article

La Nouvelle République 4 articles

Élucid 1 article

StreetPress 1 article

Le JDD 1 article

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