La Hongrie ouvre au public une partie des archives de sa police politique communiste, 37 ans après la chute du régime. Une base de données en ligne permet de consulter des copies numériques de plusieurs fonds conservés par les archives de la sécurité d’État, dont les fiches d’informateurs, les registres de rapports et des fichiers sur bandes magnétiques.
Entre 50 000 et 60 000 noms doivent ainsi devenir accessibles. Les particuliers peuvent rechercher leur propre nom ou celui de proches décédés et demander à consulter les documents correspondants. Cette ouverture met fin à plusieurs décennies de blocages politiques qui avaient empêché l’accès complet à ces archives depuis 1990.
Les documents ne suffisent toutefois pas toujours à établir qu’une personne a effectivement été informatrice. Les fiches dites « 6 » sont présentées comme les plus instructives, mais leur contenu doit être replacé dans le fonctionnement de la police politique et dans l’ensemble du dossier. Les archives sont aussi incomplètes, et la publication tardive des noms peut provoquer des divisions ou des souffrances familiales.