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PARAGUAY CRISE BANCAIRE

Au Paraguay, la crise d’Ueno Bank provoque la destitution de Santiago Peña

Après le gel des dépôts de près de 3 millions de clients d’Ueno Bank, le président paraguayen a été destitué par le Sénat puis placé en détention à domicile. Son vice-président, Pedro Alliana, lui succède jusqu’en 2028.

94 sources · 36 médias · 4 min

Santiago Peña a été destitué vendredi 6 novembre par le Sénat paraguayen après la crise d’Ueno Bank, dont l’insolvabilité a conduit la Banque centrale à placer l’établissement sous tutelle et à geler les dépôts de près de 3 millions de clients. Les 44 sénateurs présents ont voté sa révocation à l’unanimité.

Président depuis 2023, l’économiste conservateur avait détenu jusqu’en 2025 des actions dans la holding propriétaire de la banque numérique. Ce lien a alimenté les accusations de conflit d’intérêts et de défaillance dans la supervision de l’établissement. Le parquet a ouvert une enquête sur la supervision et la liquidation d’Ueno, ainsi que sur le placement éventuel de fonds publics dans la banque. Après sa destitution, Santiago Peña a été placé en détention à domicile. Pedro Alliana, son vice-président et membre du même Parti Colorado, a prêté serment pour achever le mandat, prévu jusqu’en 2028.

Peña démissionne, mais le Parlement choisit la destitution

Santiago Peña avait annoncé sa démission jeudi, deux jours après l’intervention de la Banque centrale sur Ueno Bank. Il disait agir pour « la stabilité de notre pays, la paix sociale et la nécessité de préserver nos institutions démocratiques ».

Le Parlement n’a toutefois pas accepté cette démission. Une démission validée lui aurait conféré le statut de sénateur à vie et l’immunité qui y est attachée. Les parlementaires ont donc poursuivi la procédure de destitution devant le Sénat, malgré la demande de trois jours supplémentaires formulée par sa défense pour préparer l’audience.

Pedro Alliana, 52 ans, a ensuite été investi président. Lui aussi avait été visé par une demande de destitution liée au scandale bancaire, mais les députés avaient refusé d’engager cette procédure contre lui.

La séquence institutionnelle a pesé directement sur le sort de Santiago Peña : sa démission aurait pu lui procurer une immunité parlementaire, tandis que son rejet a permis au Sénat de le destituer alors qu’une enquête du parquet était déjà ouverte.

Le Yak

Ueno : les premiers remboursements commencent pour les déposants

La Banque centrale du Paraguay a commencé jeudi à verser des avances de garantie aux clients d’Ueno Bank. Les premiers décaissements concernaient les déposants dont les avoirs étaient compris entre 1 million et 10 millions de guaranies, soit environ 160 à 1 600 dollars, a indiqué José Maciel, directeur administratif du Fonds de garantie des dépôts.

Le Parlement avait adopté dès mercredi une loi d’urgence prévoyant des avances pouvant atteindre à terme l’équivalent de 40 salaires mensuels minimum. Selon l’un des avocats de Santiago Peña, environ 700 000 personnes avaient bénéficié de premiers versements vendredi.

Le gel des comptes a touché des particuliers, mais aussi des entreprises, des institutions et des retraités. À Asuncion, des clients ont d’abord fait le siège d’agences de la banque avant que les manifestations ne se déplacent vers les abords du Parlement.

La croissance d’Ueno nourrit les accusations contre le pouvoir

Ueno était devenue en quelques années l’une des principales banques numériques du Paraguay. Elle revendiquait 2,94 millions de clients dans un pays de 6,5 millions d’habitants, après avoir obtenu une licence bancaire complète en 2023.

Lors du procès politique, les sénateurs accusateurs ont reproché à Santiago Peña d’avoir « permis, toléré et ne pas avoir corrigé un détournement de fonds des retraites vers une banque liée au cercle présidentiel ». Le député d’opposition Raúl Benítez a, lui, dénoncé un « système criminel destiné à vider une banque ». Ces accusations ne constituent pas, à ce stade, des responsabilités judiciairement établies.

La crise a déjà entraîné la démission du président de la Banque centrale, le placement en détention provisoire de huit dirigeants d’Ueno et l’ouverture de poursuites contre une vingtaine d’autres personnes.

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre d’abord sur les près de 3 millions de clients privés d’accès à leurs dépôts et sur la chute du président en quelques jours. Cette personnalisation relie étroitement la crise bancaire à Santiago Peña et à ses anciennes participations dans la holding propriétaire d’Ueno.

Les récits de clients sans liquidités et les manifestations à Asuncion occupent une place très visible. Les publications plus économiques détaillent davantage la croissance rapide d’Ueno, les mécanismes de garantie des dépôts et les soupçons sur la supervision de la banque.

Le traitement se déplace rapidement : d’abord centré sur les comptes gelés et la démission annoncée, il suit ensuite la procédure de destitution, la question de l’immunité présidentielle, puis la détention à domicile de l’ancien chef de l’État.

Article généré par le Yak

LES SOURCES36 médias · 94 sources

Le Monde 1 article

Le Figaro 2 articles

Le Parisien 1 article

La Croix 1 article

Franceinfo 2 articles

France 24 1 article

Euronews FR 1 article

TV5MONDE 4 articles

Courrier International 1 article

RFI 2 articles

Le Temps 1 article

La Dernière Heure 1 article

Radio-Canada 2 articles

LaPresse 1 article

Le Devoir 1 article

The Guardian 1 article

The New York Times 2 articles

Al Jazeera English 2 articles

South China Morning Post 1 article

The Hindu 1 article

Folha de S.Paulo 16 articles

La Nación Argentina 13 articles

El País 2 articles

La Vanguardia 1 article

Público 1 article

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 3 articles

La Repubblica 1 article

de Volkskrant 2 articles

Der Standard 2 articles

Aftenposten 1 article

Helsingin Sanomat 1 article

Vanguardia 1 article

El Tiempo 10 articles

La Tercera 8 articles

Premium Times 1 article

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