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ÉTATS-UNIS — MIDTERMS 2026

Les démocrates prennent les deux chambres du Congrès à Donald Trump

Les démocrates ont remporté la Chambre des représentants et le Sénat lors des élections de mi-mandat du 3 novembre. Donald Trump reste président, mais il devra composer dès janvier 2027 avec un Congrès hostile, tandis que son parti cherche les causes de sa défaite.

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À l'issue des élections de mi-mandat, les démocrates ont remporté les deux chambres du Congrès américain et privé Donald Trump de ses majorités parlementaires à mi-parcours de son second mandat. Ils sont assurés de disposer d'au moins 250 élus à la Chambre des représentants et de 54 sénateurs, alors que certains résultats restaient encore à attribuer.

Le scrutin a aussi fait progresser les démocrates dans des États habituellement favorables aux républicains, notamment au Texas. Leur victoire sanctionne le bilan politique du président dans une campagne marquée par l'inflation, la politique migratoire, la guerre en Iran et les controverses autour des centres de données et de l'intelligence artificielle.

Le nouveau Congrès entrera en fonctions en janvier 2027. Les démocrates pourront bloquer une partie de l'agenda législatif de la Maison Blanche, enquêter sur l'administration et peser sur les budgets. Donald Trump conserve toutefois ses pouvoirs présidentiels, notamment une large marge de manœuvre en politique étrangère et son droit de veto.

Après sa défaite, Trump accuse de nouveau les élections d'être « truquées »

Donald Trump avait d'abord déclaré qu'il accepterait les résultats des élections de mi-mandat. Deux jours plus tard, il est revenu à ses accusations de fraude. « Nos élections sont tellement truquées, vous n'avez pas idée », a-t-il lancé jeudi, sans avancer de preuve.

Cette volte-face intervient après la perte du contrôle de la Chambre et du Sénat par les républicains. Le président a refusé d'endosser personnellement la responsabilité de la défaite, tandis que les élus et responsables du parti cherchaient des responsables.

Le vice-président JD Vance a notamment attribué le revers à la guerre en Iran. D'autres responsables républicains ont appelé Donald Trump à modifier sa stratégie, alors que la présidentielle de 2028 commence déjà à alimenter les rivalités du parti.

Trump confie son cabinet à Stephen Miller après la défaite républicaine

Quelques jours après le scrutin, Donald Trump a remplacé sa directrice de cabinet Susie Wiles par Stephen Miller, l'un des principaux architectes de la politique migratoire de son administration. Le nouveau chef de cabinet doit prendre ses fonctions lundi.

Le poste est stratégique : le directeur de cabinet organise l'action gouvernementale et contrôle l'accès au président. Âgé de 41 ans, Stephen Miller appartient au premier cercle de Donald Trump et défend une ligne identitaire et très restrictive sur l'immigration.

La nomination a été saluée par JD Vance et par le ministre de la Défense Pete Hegseth. Les démocrates y voient au contraire le signe que la Maison Blanche choisit l'affrontement avec le futur Congrès plutôt qu'une inflexion après les élections.

Les démocrates pourront bloquer et enquêter, mais pas gouverner seuls

La victoire démocrate ouvre la voie à une nouvelle direction du Congrès : Hakeem Jeffries est pressenti pour devenir président de la Chambre des représentants et Chuck Schumer chef de la majorité au Sénat. Tous deux sont toutefois contestés au sein de leur parti, où progressistes et modérés divergent sur les priorités.

Les démocrates pourront empêcher l'adoption de textes voulus par la Maison Blanche, peser sur les crédits budgétaires et lancer des enquêtes sur l'administration Trump. La corruption présumée de l'exécutif figure parmi les thèmes que plusieurs élus veulent examiner, et la possibilité d'une procédure de destitution est déjà évoquée dans le débat démocrate.

Leur marge reste limitée par la présidence républicaine. Donald Trump peut opposer son veto aux lois votées par le Congrès et continuer à gouverner par décrets dans le champ de ses compétences.

La prise des deux chambres modifie le rapport de force à Washington sans inverser les institutions : les démocrates gagnent des moyens de blocage, de contrôle et d'enquête, mais Donald Trump conserve le veto et l'essentiel de ses prérogatives diplomatiques.

Le Yak

Au Texas, James Talarico bat Ken Paxton malgré l'offensive républicaine

La vague démocrate a atteint le Texas, bastion républicain où les démocrates ont remporté plusieurs victoires importantes. Dans la course sénatoriale, James Talarico a battu le républicain Ken Paxton au terme de la campagne électorale la plus coûteuse de l'histoire américaine hors présidentielle : 573 millions de dollars y ont été dépensés.

Les républicains avaient engagé deux fois plus de fonds que leurs adversaires, avec une part importante provenant d'Elon Musk. Celui-ci a versé plus de 400 millions de dollars à la campagne républicaine à l'échelle nationale, sans empêcher les défaites en série.

Le redécoupage électoral demandé par Donald Trump pour consolider la majorité républicaine à la Chambre n'a pas contenu la poussée démocrate. Dans les districts frontaliers texans, la mobilisation d'électeurs latino-américains opposés aux opérations de la police de l'immigration a contribué au basculement de plusieurs circonscriptions.

Le futur Congrès démocrate rebat les attentes sur l'Ukraine, Israël et la Chine

À Kyiv, la victoire démocrate est accueillie avec espoir. Les autorités ukrainiennes espèrent que le nouveau Congrès renforcera l'aide américaine et remettra en cause le rapprochement engagé par Donald Trump avec la Russie. Moscou souhaite au contraire que le président poursuive ses « efforts de paix » et cherche à conclure un accord sur l'Ukraine avant l'entrée en fonctions du Congrès en janvier.

En Asie, Pékin observe un président affaibli, tout en anticipant peu de changement sur le fond de la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Les démocrates pourraient en revanche accentuer la pression pour accélérer les ventes d'armes à Taïwan. Le Japon redoute aussi qu'un Donald Trump politiquement fragilisé cherche un rapprochement avec Xi Jinping.

En Israël, le résultat nourrit l'inquiétude sur la continuité du soutien militaire américain. La guerre en Iran, que JD Vance a désignée comme l'une des causes de la défaite républicaine, devient également un sujet de confrontation entre la Maison Blanche et le futur Congrès.

La crainte d'un frein aux centres de données fait chuter les valeurs de l'IA

Les marchés ont rapidement réagi à la victoire démocrate. Les investisseurs redoutent que les nouveaux élus renforcent le contrôle de l'intelligence artificielle et ralentissent la construction de centres de données.

Le Nasdaq 100 a reculé de 5,5 % en une séance, sa plus forte baisse depuis mars 2020, selon l'estimation citée par Le Temps. Environ 2 300 milliards de dollars de capitalisation se sont évaporés sur l'indice durant cette seule journée. Les titres de plusieurs fabricants de semi-conducteurs ont également fortement reculé.

La fronde locale contre les centres de données a pesé dans le scrutin : un sondage NBC cité par la RTS indique que le sujet a été décisif pour un quart des électeurs. Les analystes soulignent toutefois que la rivalité technologique avec la Chine et les usages militaires de l'IA garantissent encore un soutien bipartisan à cette technologie.

Les midterms lancent la bataille des candidatures pour 2028

Le résultat des élections de mi-mandat accélère la compétition présidentielle dans les deux partis. Chez les démocrates, la réélection du sénateur de Géorgie Jon Ossoff, avec 59 % des voix face au républicain Mike Collins, le place parmi les figures évoquées pour l'investiture de 2028.

Le parti sort vainqueur, mais sans ligne unifiée. Les candidats modérés ont obtenu de meilleurs résultats que l'aile progressiste dans plusieurs zones jusque-là acquises aux républicains, tandis que les progressistes ont imposé les questions sociales pendant la campagne. Une nouvelle génération d'élus de gauche, dont plusieurs socialistes démocrates, doit aussi entrer au Congrès.

Chez les républicains, JD Vance voit sa position fragilisée par la défaite du camp présidentiel. Marco Rubio, régulièrement cité parmi les prétendants possibles, a démenti vouloir quitter l'administration. Tous deux devront définir leur rapport à Donald Trump dans un parti dont le leadership est désormais ouvertement discuté.

Médianalyse du Yak

La couverture personnalise fortement le résultat autour de Donald Trump. Les formules de « vague bleue », de « désaveu » et de défaite personnelle du président dominent, tandis que le contrôle démocrate des deux chambres sert surtout à mesurer l'affaiblissement du camp Trump.

Deux lectures de la défaite coexistent : le coût de la vie, la guerre en Iran et la politique migratoire occupent une place importante, tandis que les médias économiques se concentrent sur la réaction des marchés et la crainte d'un frein au développement des centres de données et de l'intelligence artificielle.

Le traitement international varie selon les régions : l'Ukraine insiste sur l'espoir d'un soutien militaire renforcé, Israël sur le risque pour son aide américaine, et les publications asiatiques sur les conséquences possibles pour Taïwan et la relation avec la Chine.

Article généré par le Yak

LES SOURCES68 médias · 249 sources

Le Monde 5 articles

Le Figaro 9 articles

Libération 6 articles

Le Parisien 4 articles

Le Nouvel Obs 4 articles

Le Point 2 articles

L’Express 4 articles

La Croix 3 articles

HuffPost France 5 articles

20 Minutes 1 article

Franceinfo 7 articles

BFMTV 5 articles

France 24 11 articles

Euronews FR 2 articles

TV5MONDE 1 article

Ouest-France 1 article

La Dépêche du Midi 1 article

L’Indépendant 1 article

Midi Libre 2 articles

Courrier International 5 articles

RFI 4 articles

Le Temps 3 articles

La Libre 4 articles

La Dernière Heure 2 articles

RTS 3 articles

Radio-Canada 10 articles

LaPresse 1 article

Le Devoir 1 article

BBC News 5 articles

The Guardian 4 articles

Financial Times 7 articles

The New York Times 1 article

NPR 4 articles

CBC News 1 article

The Globe and Mail 8 articles

Al Jazeera English 6 articles

South China Morning Post 9 articles

The Hindu 6 articles

Folha de S.Paulo 3 articles

La Nación Argentina 6 articles

The Africa Report 1 article

The Guardian Australia 3 articles

El País 3 articles

La Vanguardia 5 articles

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 4 articles

La Repubblica 7 articles

De Standaard 2 articles

NRC 2 articles

de Volkskrant 7 articles

The Irish Times 2 articles

Neue Zürcher Zeitung 7 articles

Der Standard 3 articles

Helsingin Sanomat 3 articles

Gazeta Wyborcza 3 articles

Hospodářské noviny 1 article

Telex 3 articles

Adevărul 6 articles

Kathimerini 1 article

EUobserver 1 article

Vanguardia 4 articles

La Tercera 2 articles

The National 3 articles

The Times of Israel 3 articles

Alternatives Économiques 1 article

Sciences et Avenir 1 article

Basta! 1 article

Le Monde diplomatique 1 article

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