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GUERRE EN UKRAINE

Les missiles russes frappent Kiev à la veille des pourparlers d’Abou Dhabi

Des explosions ont retenti vendredi soir dans la capitale ukrainienne, visée par plusieurs missiles balistiques après une alerte de Volodymyr Zelensky sur de nouvelles attaques contre l’énergie et les ponts du Dniepr. L’Ukraine, la Russie et les États-Unis doivent se retrouver les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi.

138 sources · 47 médias · 4 min

Plusieurs vagues de missiles balistiques russes ont visé Kiev vendredi soir. L’armée de l’air ukrainienne a fait état d’au moins six missiles balistiques, tandis que le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a signalé des frappes contre des infrastructures près de la capitale.

Quelques heures plus tôt, Volodymyr Zelensky avait déclaré disposer de renseignements sur une frappe russe en préparation contre les infrastructures énergétiques, les ponts sur le Dniepr et des installations civiles. Ces attaques surviennent avant les pourparlers trilatéraux entre l’Ukraine, la Russie et les États-Unis, prévus les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi.

La frappe contre un point de distribution d’aide à Komychouvakha fait 53 morts

Le bilan de la frappe russe du 2 novembre contre un point de distribution d’aide alimentaire à Komychouvakha, dans l’oblast de Zaporijjia, est monté à 53 morts. Les recherches se poursuivaient encore vendredi, cinq jours après l’attaque.

Plusieurs bombes planantes ont touché un bâtiment du village, situé à une quinzaine de kilomètres du front, pendant une distribution d’aide humanitaire. Le lieu avait été aménagé dans une école. Des personnes étaient encore recherchées sous les décombres.

Selon les autorités ukrainiennes, il s’agit de l’attaque russe la plus meurtrière dans l’oblast de Zaporijjia depuis le début de l’invasion à grande échelle.

Trump promet un « grand accord », sans l’Europe aux pourparlers d’Abou Dhabi

Donald Trump a reçu à la Maison-Blanche Kirill Dmitriev, l’émissaire de Vladimir Poutine, et a annoncé qu’un accord avec la Russie était proche. Le président américain a déclaré qu’il serait « grand » et pourrait concerner « plus que l’Ukraine », voire « toute l’Europe ».

Aucun contenu précis de cet éventuel accord n’a été rendu public. La délégation ukrainienne, conduite à Abou Dhabi par Roustem Oumerov, participera au format trilatéral avec les représentants russes et américains. Les Européens n’y sont pas inclus à ce stade, même si une extension à un format plus large est envisagée en cas de progrès.

Cette mise à l’écart a suscité des demandes européennes de participation directe. Kaja Kallas a insisté sur le rôle indispensable de l’Union européenne dans l’application d’un éventuel accord, tandis que Berlin a rappelé que la sécurité européenne ne devait pas être décidée sans l’Europe. La Pologne a également demandé que les intérêts de sécurité de l’Europe de l’Est ne soient pas relégués au second plan.

La perspective de discussions ne réduit pas la pression immédiate sur l’Ukraine : les annonces de pourparlers se succèdent au moment où Kiev alerte sur des frappes visant son énergie, ses ponts et ses infrastructures civiles.

Le Yak

Face aux coupures d’électricité, Kiev réclame des financements et des missiles Patriot

L’offensive contre le réseau énergétique pèse déjà sur la vie quotidienne en Ukraine. Des limitations d’électricité d’urgence ont touché sept régions. La situation est particulièrement difficile à Kiev en raison des dégâts subis par les infrastructures, selon le ministère ukrainien de l’Énergie.

Volodymyr Zelensky affirme que son pays n’a pas reçu 16 milliards de dollars d’aide américaine précédemment approuvés. À Madrid, il a également appelé le secteur privé ibéro-américain à contribuer au maintien du réseau électrique ukrainien.

Le président ukrainien a annoncé une nouvelle aide militaire espagnole de 489 millions de dollars. De son côté, le ministre finlandais de la Défense, Antti Häkkänen, a demandé à Washington de livrer des missiles Patriot. Il estime que l’Europe, devenue le principal soutien de l’Ukraine, ne peut pas donner le signal d’une lassitude qui affaiblirait la position de Kiev dans les négociations.

La future force européenne pour l’Ukraine doit tester son déploiement en Pologne

La force multinationale pour l’Ukraine, pilotée par la France et le Royaume-Uni, doit mener son premier exercice grandeur nature en Pologne, du 9 au 22 novembre. Quelque 2 800 soldats de plusieurs pays européens y testeront leur capacité à se déployer en Ukraine après un éventuel cessez-le-feu.

Créée en janvier 2026, cette force doit préparer une mission de soutien sans préjuger d’un accord de paix. Son objectif est de disposer d’un dispositif jugé suffisamment crédible pour dissuader une reprise des hostilités, tout en évitant une confrontation directe entre militaires européens et russes.

Moscou s’oppose à cette perspective et a déjà déclaré que des soldats européens déployés en Ukraine, y compris après un cessez-le-feu, pourraient être considérés comme des cibles militaires légitimes.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, deux récits dominent nettement : le bilan humain de Komychouvakha, avec les recherches sous les décombres, et la promesse d’un accord formulée par Donald Trump. Le premier donne une mesure concrète du coût de la guerre ; le second concentre l’attention sur la séquence diplomatique américaine.

La diplomatie est fortement personnalisée autour de Donald Trump, de son entretien avec l’émissaire russe Kirill Dmitriev et, dans une partie des publications, de l’intervention humanitaire de Melania Trump à Olechky. Les rappels européens sur l’exclusion du format d’Abou Dhabi et sur les garanties de sécurité apparaissent davantage comme un correctif à cette séquence.

Les besoins techniques de l’Ukraine — réparation du réseau électrique, livraisons de missiles Patriot, financements déjà approuvés et préparation d’une force postérieure au cessez-le-feu — sont présents, mais traités de façon plus dispersée que les frappes meurtrières et les déclarations sur un « grand accord ».

Article généré par le Yak

LES SOURCES47 médias · 138 sources

Le Monde 5 articles

Le Figaro 5 articles

Libération 1 article

Le Parisien 6 articles

Le Point 1 article

La Croix 2 articles

20 Minutes 6 articles

Franceinfo 1 article

BFMTV 1 article

BFM 3 articles

France 24 2 articles

Euronews FR 5 articles

TV5MONDE 1 article

La Dépêche du Midi 6 articles

L’Indépendant 4 articles

Courrier International 1 article

Le Temps 2 articles

La Libre 2 articles

Radio-Canada 1 article

LaPresse 2 articles

Agence Anadolu 4 articles

The New York Times 1 article

The Washington Post 3 articles

CBC News 1 article

Al Jazeera English 5 articles

The Hindu 2 articles

El País 2 articles

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 4 articles

La Repubblica 1 article

De Standaard 2 articles

de Volkskrant 2 articles

The Irish Times 2 articles

Neue Zürcher Zeitung 1 article

Der Standard 2 articles

Aftenposten 4 articles

Helsingin Sanomat 3 articles

Gazeta Wyborcza 1 article

Hospodářské noviny 1 article

Telex 1 article

Adevărul 5 articles

The Kyiv Independent 24 articles

EUobserver 3 articles

The National 2 articles

The Korea Herald 1 article

Dawn 1 article

The Conversation France 1 article

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