Le parquet de Paris a ouvert une enquête après une série de fausses alertes à la bombe visant des avions survolant la France et d’autres pays européens. Les investigations cherchent à identifier les auteurs des courriels envoyés aux aéroports et aux compagnies aériennes.
Au moins vingt vols, principalement opérés par des compagnies à bas coût, ont été visés jeudi 5 novembre. Trois appareils ont été déroutés et plusieurs autres escortés par des avions de chasse, notamment sur des liaisons entre l’Italie, la Bulgarie et la République tchèque. Tous ont atterri sans incident et aucun explosif n’a été retrouvé.
De nouvelles alertes ont ensuite été signalées : quatre à bord d’avions ayant survolé la France et onze vols au départ ou à destination de Prague et de Sofia. Certaines menaces faisaient référence à un mouvement ultranationaliste russe. Le parquet examine aussi l’hypothèse d’une connexion avec des puissances étrangères, qui reste une piste d’enquête non établie.