Seize familles françaises ont déposé plainte contre TikTok le 11 mai 2026 pour « abus de faiblesse ». Elles accusent la plateforme d’avoir exposé leurs adolescentes à des contenus liés au suicide, à l’anorexie ou à l’automutilation, contribuant à leur mal-être. Cinq jeunes filles, âgées de 13 à 17 ans, sont décédées par suicide depuis 2024, selon les plaignants.
La plainte, déposée au tribunal judiciaire de Paris, vise spécifiquement l’algorithme de recommandation de TikTok, jugé addictif et nocif pour les mineurs. Les familles s’appuient sur des captures d’écran de contenus visionnés par leurs enfants avant leur décès. Aucune décision judiciaire n’a encore été rendue, et TikTok n’a pas réagi publiquement à ce stade.
« Ce cas associe une qualification pénale précise – l’abus de faiblesse – à un mécanisme algorithmique ciblé, celui des recommandations de contenus. »
L’enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Paris, devra déterminer si les éléments réunis justifient une mise en examen. Les modalités d’expertise des algorithmes et des données personnelles des victimes restent à préciser.