Météo-France a annoncé dimanche 5 juillet que 16 départements seraient placés en vigilance orange canicule lundi 6 juillet, contre sept dimanche dans le sud du pays. Les départements déjà concernés étaient l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, le Gard, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse. Neuf autres devaient s’y ajouter lundi : la Charente, la Charente-Maritime, la Dordogne, la Gironde, les Landes, le Lot, le Lot-et-Garonne, les Deux-Sèvres et la Vendée.
Une chaleur en extension du Sud vers l’Ouest puis vers le Nord
Selon une information de presse, les maximales de lundi devaient atteindre 36 °C à 39 °C sur un grand quart sud-ouest, avec jusqu’à 40 °C dans l’intérieur du Languedoc-Roussillon. Sur le reste de la moitié sud, jusqu’au Val de Loire, au sud de la Bretagne et à l’Île-de-France, elles devaient se situer entre 33 °C et 36 °C.
L’institut météorologique a aussi jugé très probable une extension de la vigilance orange à d’autres départements. Plusieurs articles de presse ont présenté cet épisode comme le troisième de l’année en France, après un épisode précoce en mai et une canicule de la seconde moitié de juin.
« Le niveau d’alerte évolue département par département, tandis que la hausse des températures concerne déjà une zone plus large. »
Des effets sanitaires déjà surveillés après la vague de juin
La remontée des températures est intervenue quelques jours après une canicule de juin décrite comme historique dans plusieurs articles. Santé publique France a indiqué que les décès avaient augmenté de presque 30 % en France lors de la semaine du 22 juin, et de 62 % dans la seule région parisienne. Dans les Hauts-de-France, l’ARS et Santé publique France ont fait état d’une hausse de 27,7 % des décès sur la même période.
À l’hôpital, la nouvelle séquence a été suivie avec attention. « On a dépassé le seuil qui conduit à un choc sanitaire », a déclaré Nicolas Revel, directeur de l’AP-HP. Selon plusieurs informations de presse, les établissements redoutaient un nouvel afflux de patients alors que les équipes entraient dans la période des congés d’été.
Dans les transports franciliens, la RATP a indiqué avoir mis en place une « cellule d’anticipation » des fortes chaleurs. Son PDG, Xavier Piechaczyk, a précisé qu’elle « travaille tous les jours sur les différents scénarios qu’on pourrait mettre en œuvre » selon l’intensité et la durée de l’épisode.
Un épisode encore en cours des deux côtés de l’Atlantique
Au moment de cette séquence, la situation restait évolutive en France. Les vigilances annoncées pour lundi étaient établies par Météo-France, de même que les prévisions de températures et la possibilité d’une extension vers d’autres départements. Les effets sanitaires de la vague précédente, eux, reposaient sur les bilans publiés par Santé publique France et par les autorités régionales de santé.
Aux États-Unis, plusieurs articles ont aussi fait état d’une canicule persistante sur la côte est. Dans le New Jersey, 19 morts ont été signalés, tandis qu’environ 160 millions d’Américains étaient concernés par des alertes à la chaleur durant le week-end du 4-Juillet. En France comme aux États-Unis, le point d’arrêt restait celui d’un épisode de chaleur en cours, avec des bilans sanitaires déjà mesurés pour la vague précédente et des températures encore attendues dans les jours suivants.