Samedi 4 juillet à Philadelphie, la France s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde en battant le Paraguay 1-0, grâce à un penalty transformé par Kylian Mbappé. Mais le match a surtout été suivi pour son arbitrage, très contesté après plusieurs gestes paraguayens non sanctionnés et l’absence de carton jaune contre un joueur de l’Albirroja. Le seul avertissement côté paraguayen a visé un entraîneur adjoint après la rencontre.
Un huitième de finale dominé par les décisions contestées
Les critiques ont porté d’abord sur la prestation de l’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev. Plusieurs anciens arbitres et consultants ont estimé que plusieurs fautes ou gestes dangereux auraient dû être davantage sanctionnés pendant la rencontre. Des médias étrangers ont également relevé l’écart entre la rudesse du match et le faible nombre de sanctions disciplinaires prises contre le Paraguay.
Après la rencontre, plusieurs joueurs français ont mis en avant ce décalage. « Il y a eu combien de fautes ? 30 ? 40 ? Et 0 carton jaune. C’est pas grave, on est en quarts de finale », a déclaré Rayan Cherki. Bradley Barcola a aussi indiqué n’avoir « jamais joué un match avec autant de coups, de coups en traître ».
« Le score a réglé la qualification, mais l’après-match a déplacé l’attention vers les fautes non sanctionnées et les critères disciplinaires. »
Des critiques élargies à l’organisation arbitrale du tournoi
Au-delà du seul match Paraguay-France, la séquence a relancé les interrogations sur la sélection et l’évaluation des arbitres pendant cette Coupe du monde. Plusieurs prises de parole ont visé les directives de la FIFA, le niveau général de certaines prestations et le fonctionnement des procédures disciplinaires pendant le tournoi.
Cette contestation a aussi été nourrie par une autre décision prise dans la compétition, avec la suspension de la sanction visant l’attaquant américain Folarin Balogun après son carton rouge. Ce dossier est distinct de Paraguay-France, mais il a renforcé les critiques sur la cohérence des décisions arbitrales et disciplinaires autour du Mondial. Dans le même temps, la Fédération française de football a envisagé de saisir la FIFA pour demander le retrait du carton jaune reçu par Michael Olise contre le Paraguay.
Thomas Tuchel, sélectionneur de l’Angleterre, a résumé cette remise en cause en déclarant que les arbitres du Mondial « ne sont tout simplement pas assez bons » après la victoire de son équipe contre le Mexique.
Un quart de finale à venir, des décisions encore attendues
Sur le plan sportif, la qualification française est acquise et les Bleus doivent affronter le Maroc en quarts de finale jeudi 9 juillet. Sur le plan arbitral, les critiques contre la prestation d’Ilgiz Tantashev ont été nombreuses, mais elles relèvent pour l’essentiel de déclarations d’anciens arbitres, de joueurs, de consultants ou d’informations de presse.
À ce stade, le fait établi reste le déroulement du match et les décisions prises sur le terrain, notamment l’absence de carton contre un joueur paraguayen et l’avertissement reçu par Michael Olise. Les suites institutionnelles portent désormais sur une éventuelle démarche de la FFF auprès de la FIFA et, plus largement, sur les désignations et évaluations arbitrales pour la suite du tournoi.