Marine Le Pen a annoncé mardi 7 juillet sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, quelques heures après sa condamnation en appel par la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, ancien nom du Rassemblement national. Selon une information de presse, elle a été condamnée à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, pour détournement de fonds publics. Elle a en même temps décidé de se pourvoir en cassation.
Une condamnation en appel suivie d’un pourvoi en cassation
Le pourvoi en cassation ouvre une nouvelle phase judiciaire. Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, a déclaré que la juridiction était « en ordre de marche » pour rendre sa décision avant le scrutin présidentiel. Il a ajouté : « Nous ferons tout pour tenir cet objectif », tout en rappelant que « la procédure est aussi à la main des parties ».
Le même magistrat a aussi indiqué que le pourvoi formé contre l’arrêt de la cour d’appel ne faisait pas « revivre » le jugement de première instance et sa peine d’inéligibilité avec exécution immédiate. Il a également rappelé que Marine Le Pen était, à ce stade, « présumée innocente », la condamnation n’étant pas définitive tant que la Cour de cassation ne s’est pas prononcée.
« Le pourvoi suspend le caractère définitif de la condamnation, sans annuler pour autant l’arrêt rendu en appel. »
Une candidature maintenue malgré l’incertitude judiciaire
En annonçant sa candidature, Marine Le Pen a confirmé qu’elle entendait mener campagne malgré cette procédure en cours. Selon une information de presse, son recours éloigne aussi l’exécution de la peine de bracelet électronique pendant la campagne présidentielle. Plusieurs articles indiquent qu’elle ne porterait pas de bracelet avant le scrutin, quel que soit le calendrier exact de la Cour de cassation.
Au sein du RN, cette décision a replacé Marine Le Pen au centre du dispositif présidentiel, tandis que Jordan Bardella n’apparaît plus comme candidat de remplacement. « Je ne vais pas passer la campagne présidentielle à vous faire des analyses juridiques (...) Ce que je souhaite, c’est qu’on parle maintenant de politique », a déclaré Marine Le Pen lors d’un déplacement cité par une information de presse.
Une décision attendue avant le premier tour de 2027
À ce stade, deux éléments sont établis : la condamnation en appel a été prononcée, et Marine Le Pen a maintenu sa candidature en saisissant la Cour de cassation. Le calendrier avancé par Rémy Heitz fixe un objectif de décision au plus tard début avril 2027, avant le premier tour prévu le 18 avril.
La décision à venir de la Cour de cassation devra encore déterminer si l’arrêt d’appel est confirmé ou non. D’ici là, la candidature de Marine Le Pen reste engagée dans un cadre où coexistent une condamnation non définitive, un recours en cours et une campagne présidentielle déjà lancée.