Mercredi 22 juillet, les États-Unis ont poursuivi pour une onzième nuit consécutive leurs frappes contre des cibles iraniennes, pendant que la confrontation avec Téhéran s’est durcie autour du détroit d’Ormuz. Donald Trump a déclaré que toute attaque iranienne contre un navire dans cette zone entraînerait désormais des bombardements américains sur « un pont ou une centrale électrique » en Iran, y compris près de Téhéran. Dans le même temps, l’Iran a revendiqué des attaques de drones ou de missiles contre des bases américaines en Jordanie et à Bahreïn, selon une information de presse et les gardiens de la révolution.
Washington lie désormais ses frappes au trafic maritime dans le détroit d’Ormuz
La nouvelle menace formulée par le président américain a placé le détroit d’Ormuz au centre de la séquence. Donald Trump a écrit que les États-Unis bombarderaient des infrastructures iraniennes à chaque tir contre un navire dans ce passage maritime. Plusieurs déclarations américaines ont présenté ces opérations comme une réponse à la capacité de l’Iran à menacer le trafic commercial dans la zone.
Le Commandement central américain a indiqué que les frappes menées dans la nuit visaient notamment des centres d’opérations militaires, des capacités maritimes, des hangars d’aéronefs, des installations de stockage de drones et des infrastructures logistiques militaires. Selon une information de presse, des explosions ont aussi été entendues à Téhéran, à Tabriz, dans le Khouzestan, près de Sirik et sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz.
« Le détroit d’Ormuz concentre ici deux niveaux distincts : une voie maritime stratégique et un motif direct de menaces militaires américaines. »
Téhéran revendique des attaques régionales et promet une riposte en cas de nouvelles frappes
L’Iran a présenté ses tirs comme des représailles aux bombardements américains. Les gardiens de la révolution ont revendiqué des attaques contre des bases militaires en Jordanie, tandis que des médias d’État iraniens ont aussi fait état d’opérations contre une base américaine à Bahreïn. L’armée jordanienne a annoncé avoir intercepté plusieurs missiles et drones iraniens. À Bahreïn, l’armée a déclaré avoir repoussé « plusieurs attaques iraniennes ».
Après les menaces américaines sur les ponts et les centrales électriques, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti qu’une attaque contre des infrastructures civiles entraînerait une riposte « puissante » et « décisive ». Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a de son côté écrit que « si notre sécurité n'est pas assurée, aucune infrastructure ne sera à l'abri ».
Selon le ministère iranien de la Santé, cité par des médias d’État, les frappes américaines ont fait 53 morts et 592 blessés depuis le 27 juin. Ce bilan est présenté par les autorités iraniennes. Dans le même temps, plusieurs articles ont fait état de militaires américains tués ou blessés ces derniers jours dans la région, dans un contexte d’attaques répétées contre des positions liées à Washington.
Une menace aussi dirigée vers les installations nucléaires iraniennes
Donald Trump a également laissé entendre que les forces américaines pourraient frapper prochainement un complexe souterrain iranien connu sous le nom de Pickaxe Mountain ou mont Kolang, près de Natanz. Ce site est présenté dans plusieurs informations de presse comme soupçonné d’abriter des centrifugeuses liées au programme nucléaire iranien.
L’Iran affirme de longue date que son programme nucléaire est pacifique. De leur côté, les États-Unis et d’autres pays estiment que Téhéran pourrait chercher à relancer un programme d’armement nucléaire. Marco Rubio a déclaré que Washington restait « ouvert à la diplomatie », tout en jugeant que les autorités iraniennes ne prenaient pas les discussions « au sérieux ».
Un conflit toujours actif, entre bilans attribués et menaces encore déclaratives
Au moment de la publication, les frappes américaines en Iran se poursuivaient et les menaces formulées par Washington sur les infrastructures iraniennes relevaient encore d’annonces présidentielles. Les attaques revendiquées par l’Iran contre des bases américaines en Jordanie et à Bahreïn ont donné lieu à des déclarations officielles de ces pays sur des interceptions, tandis que plusieurs bilans humains restaient attribués aux autorités concernées.
Le point établi est celui d’une intensification simultanée des frappes américaines, des menaces américaines liées au détroit d’Ormuz et des représailles revendiquées par Téhéran dans la région. Restent à suivre les effets concrets de ces annonces, notamment sur le trafic maritime, sur une éventuelle frappe contre le site souterrain près de Natanz et sur la reprise, ou non, d’un canal diplomatique évoqué par Washington.