Un média néerlandais a réussi à suivre en Méditerranée un navire militaire participant à l’escorte du porte-avions Charles-de-Gaulle grâce à un traceur bluetooth glissé dans une carte postale. Le dispositif, d’une valeur d’environ 5 euros, a été envoyé par courrier à bord d’un bâtiment néerlandais engagé aux côtés du groupe aéronaval français. Une fois acheminé sur le navire, le traceur a permis d’obtenir des points de localisation au fil de son trajet.
L’opération reposait sur un objet grand public, deux timbres et un envoi postal ordinaire, sans recours à un équipement militaire spécialisé. Le suivi a mis en évidence une faille dans le contrôle du courrier adressé à un bâtiment de guerre en mission. Selon les éléments rapportés, cette situation a conduit le ministère concerné à revoir en urgence ses procédures de vérification du courrier destiné aux unités navales.
« Ici, ce n’est pas une technologie lourde qui a permis le suivi, mais un accessoire courant envoyé comme une simple carte postale. Le fait qu’un objet aussi banal puisse accompagner un navire militaire jusqu’à une mission opérationnelle en fait un signal très concret. »
Cette séquence ouvre désormais une phase de correction des protocoles de sécurité liés aux envois postaux à destination des bâtiments militaires. La question immédiate porte moins sur le traceur lui-même que sur les conditions concrètes qui ont permis son acheminement jusqu’au navire.