Le Niger a annoncé ce 12 mai la création de 11 nouvelles régions et 19 départements, portant leur nombre total à 26 régions et 72 départements. Cette réorganisation administrative vise notamment à renforcer la présence de l’État dans les zones frontalières et excentrées, souvent confrontées à des défis sécuritaires.
Le décret, signé par les autorités de transition, modifie la carte territoriale du pays pour la première fois depuis 2011.
La réforme s’accompagne d’une redéfinition des chefs-lieux et des périmètres, avec une attention particulière portée aux zones sahéliennes et aux frontières avec le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Aucune précision n’a été donnée sur le calendrier de mise en œuvre ou les moyens alloués aux nouvelles entités.
« Cette refonte territoriale associe un objectif de décentralisation à une réponse ciblée aux enjeux de sécurité dans des zones jusqu’ici peu couvertes par l’administration. »
Un calendrier et des moyens encore flous
Les modalités pratiques, comme la nomination des responsables locaux ou l’affectation des budgets, ne sont pas encore détaillées.